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Le logement va-t-il décider des élections municipales de mars 2026 ?
Publié le 25 Fév 2026
Lecture de 3 min.
Thématique : Actualités
Rédigé par Maëva FLORICOURT
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À moins d’un mois du double rendez-vous électoral des 15 et 22 mars 2026, le logement n’est plus un thème parmi d’autres : il devient un critère de choix, au même titre que la sécurité, les écoles ou les transports. Le baromètre du logement (et de l’immobilier), réalisé par Odoxa et publié mi-février, montre à quel point la question traverse les profils, les générations et les territoires : quand se loger devient difficile, la politique locale redevient très concrète.
L’essentiel
- Le baromètre Odoxa du logement et de l’immobilier montre que le logement pourrait peser dans le vote aux municipales.
- 69 % des Français estiment qu’il est difficile de se loger dans leur commune.
- 71 % déclarent qu’ils tiendront compte des propositions des candidats sur le logement pour faire leur choix.
Quand la difficulté de se loger n’est plus marginale
Dans la 3ᵉ vague du baromètre Odoxa, intitulée « Le logement est un sujet qui pèsera dans le vote de 7 électeurs sur 10 aux municipales de mars prochain », une première donnée frappe : la difficulté à se loger est ressentie massivement à l’échelle communale. La conséquence politique est directe : quand l’accès au logement bloque, les électeurs attendent des réponses visibles, mesurables et rapides.
Les principaux chiffres du baromètre Odoxa sur le logement :
| Indicateur | Résultat |
| Difficulté à trouver un logement dans sa commune | 69 % |
| Souhait que la commune mette à disposition davantage de logements (construction ou rénovation) | 72 % |
| Déclare tenir compte des propositions logement dans son vote municipal | 71 % |
| Le logement considéré comme le poste de dépense qui pèse le plus dans le pouvoir d’achat | 78 % |
| Pouvoir d’achat cité comme priorité absolue | 57 % |
| Électeurs jugeant déjà l’immobilier/logement important pour leur vote (vague précédente) | 53 % |
Pourquoi le logement est un sujet municipal au sens strict ?
Le logement est un sujet politique parce qu’il est d’abord un sujet d’aménagement : il implique des choix sur le foncier, l’urbanisme et l’usage de l’espace. À l’échelle d’une commune (ou de l’intercommunalité), ce sont les règles locales qui déterminent où l’on peut construire, à quelle densité et avec quel équilibre entre logements, commerces, services et équipements.
La municipalité a aussi un levier de rythme. Les autorisations d’urbanisme (permis de construire, permis d’aménager) passent par l’échelon local : la capacité à instruire, sécuriser et faire aboutir les projets pèse directement sur la production de logements et, in fine, sur la tension du marché.
Enfin, la commune peut agir sur la maîtrise du foncier via des outils comme le droit de préemption et des opérations d’aménagement, ce qui permet d’orienter la nature des programmes (mixité, typologies, place de la rénovation). C’est pour cela que le logement devient un enjeu municipal : il dépend de décisions locales.
Logement : les solutions qui recueillent le plus d’adhésion
Un autre enseignement du baromètre, c’est la largeur du consensus : les Français plébiscitent à la fois des outils de régulation (sur les loyers), des outils de production (construire et rénover) et des dispositifs plus techniques (mixité des opérations, outils d’accession encadrée).
Le dispositif qui concentre le plus d’adhésion est le nouveau statut du bailleur privé, rebaptisé Dispositif Jeanbrun : près de 7 ménages sur 10 le considèrent comme une bonne réponse pour augmenter le nombre de logements disponibles à la location. L’enjeu n’est pas seulement théorique : 35 % des personnes interrogées disent qu’elles pourraient être intéressées pour investir dans un bien destiné à la location, notamment via un crédit immobilier.
Au-delà de ce statut, d’autres mesures bénéficient aussi d’un large soutien dans l’opinion publique :
- L’encadrement des loyers recueille 71 % d’approbation, signe que la régulation reste perçue comme une protection, en particulier dans les zones tendues.
- Les projets mixtes immobiliers portés par les communes arrivent encore plus haut, à 75 %. Traduction : produire des logements, oui, mais en intégrant commerces, services, équipements et une logique d’équilibre urbain.
- L’opinion se montre également favorable à des dispositifs d’accession plus encadrés : le Bail réel solidaire (BRS), destiné aux ménages qui n’ont pas les moyens d’acheter au prix du marché, est jugé utile par 67 % des répondants.
- Enfin, la loi SRU, qui impose aux communes un quota de 20 % à 25 % de logements sociaux, est soutenue par 60 % des personnes interrogées.
Dernier point révélateur : l’idée de supprimer la taxe foncière pour les propriétaires de passoires thermiques progresse dans l’opinion. La proposition est approuvée par 50 % des Français, mais elle est nettement plus populaire parmi les foyers modestes (61 %).
Là encore, pour une campagne municipale, le message est double : la rénovation énergétique est devenue un thème à part entière. De manière plus globale, les résultats de ce baromètre mettent une réalité en pleine lumière : le logement est désormais une priorité de premier rang et les Français attendent une action ferme de la part des politiques.
Nos sources
Odoxa (pour Nexity, BFM Business et Capital), Baromètre du logement
Service-Public, Élections municipales 2026
Collectivites-locales.gouv.fr, Répartition des compétences en urbanisme
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Maëva FLORICOURT
RÉDACTRICE WEB, SPÉCIALISÉE EN ÉCONOMIE, FINANCE ET GESTION DE PATRIMOINE
Rédactrice web, je décrypte notre paysage économique, immobilier et patrimonial. Mon but ? Vous accompagner dans vos projets immobiliers en vous apportant toutes les informations utiles et pertinentes qui maximiseront vos chances de réussite.
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