La crise du logement fait-elle baisser la natalité en France ?

Publié le 20 Jan 2026

horloge Lecture de 2 min.

Thématique : Actualités

Rédigé par Maëva FLORICOURT

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Logement et natalité. Le lien de causalité est difficile à établir au cas par cas, mais le faisceau d’indices devient de plus en plus visible à l’échelle du pays. Quand les prix montent, que l’accès au crédit devient plus sélectif et que les parcours résidentiels se fragmentent, la projection familiale se complique. La baisse des naissances n’a pas une cause unique, mais le logement s’impose comme un facteur récurrent, parce qu’il conditionne l’espace, la stabilité et la capacité à se projeter.

L’essentiel

  • La natalité recule en France et le logement ressort comme facteur clé.
  • Le pays a enregistré 660 800 naissances en 2024, contre 645 000 en 2025.
  • Les contraintes liées au logement freineraient le projet familial : manque d’espace, instabilité, coûts et déménagements difficiles.
  • Une stratégie patrimoniale peut redonner de la marge aux ménages : épargne, budget long terme, décisions plus sécurisées.

Le logement : le frein le plus concret au projet familial

Dans le débat sur la baisse de la natalité en France, le Logement est un argument qui revient sans cesse, et ce, pour une raison simple. C’est lui qui conditionne tout le reste : stabilité de vie, mobilité liée au travail, charges fixes du foyer. Mais bien plus qu’une question de budget, le Logement conditionne avant tout le cadre de vie dans lequel un couple peut, ou non, envisager une chambre en plus, des trajets gérables, une organisation familiale tenable. La mission parlementaire sur la natalité lancée en juin 2025 a notamment mis en avant que les jeunes couples occupent des logements plus petits, avec une surface moyenne de 18 m² dans certains cas, ce qui rend concrètement difficile l’idée d’ajouter une chambre pour un enfant.

Autre élément très concret : la hausse des taux de crédit et son impact sur la capacité d’achat immobilier, car à mensualité identique on emprunte moins. Le mouvement est net : le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat est passé de 1,12% en novembre 2021 à 3,10% en novembre 2025 (hors renégociations), selon la Banque de France. Concrètement, cela a forcé beaucoup de ménages à arbitrer sur la surface, la localisation ou le calendrier d’achat. Point plus encourageant : fin 2025, les taux se stabilisent juste au-dessus de 3 % et la production de crédit montre des signes de reprise, avec une production de crédits à l’habitat qui dépasse 13 milliards d’euros en octobre 2025.

Argent, carrière, aspirations : la crise du logement s’additionne à d’autres freins

La mécanique est cumulative : quand le budget est déjà sous tension, le logement transforme une hésitation en renoncement. Selon l’enquête internationale de l’UNFPA, « La véritable crise de la fécondité », les obstacles les plus souvent cités pour expliquer l’écart entre nombre d’enfants souhaité et nombre d’enfants réalisés sont  :

  • D’abord financiers (39%), 
  • Puis liés à l’insécurité de l’emploi (21%),
  • Et au logement (19%), 
  • Loin devant les inquiétudes politico-sociales (14%),
  • Ou les difficultés à concevoir (12%). 

19 %

de la population mondiale renoncent à avoir un enfant à cause de contraintes liées au logement.

Transformer la contrainte logement en opportunité patrimoniale

Malgré tout, le lien entre logement et natalité peut aussi raconter une autre histoire : celle des ménages qui décident de reprendre la main en sécurisant leur trajectoire résidentielle. Concrètement, tout ce qui augmente la stabilité (capacité d’épargne, choix de localisation cohérent, trajectoire d’achat ou de location anticipée) redonne de l’oxygène au projet familial, parce que la décision devient moins risquée. C’est là que l’angle patrimonial devient utile : préparer un projet immobilier n’est pas seulement acheter au bon moment, c’est organiser ses finances pour absorber des changements de vie (agrandissement de la famille, déménagement, baisse temporaire de revenus, arbitrages entre surface et emplacement). Cette approche permet en effet de faire des choix sécurisés. Elle transforme un contexte incertain en décisions progressives, chiffrées et surtout cohérentes avec les objectifs du foyer.

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Maëva FLORICOURT

RÉDACTRICE WEB, SPÉCIALISÉE EN ÉCONOMIE, FINANCE ET GESTION DE PATRIMOINE

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