Immobilier de bureaux : quel avenir ?

Publié le 17 Mai 2021

horloge Lecture de 3 min.

Rédigé par Olivier Burnay

Thématique : Placements financiers

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Parmi les SCPI dans la ligne de mire des investisseurs, l’immobilier de bureaux est suivi de près cette année. Si le plus fort de la crise a été surmonté sans dégât pour les rendements, l’accélération de la campagne de vaccination contre la Covid-19 et la fin du télétravail obligatoire annoncent des jours meilleurs pour l’immobilier de bureaux. Le point sur la situation.

Comment la crise de Covid-19 redéfinit l’immobilier tertiaire

Alors qu’un début de sortie de crise sanitaire se profile à l’horizon et que la campagne de vaccination bat son plein, le gouvernement a déjà annoncé la fin du 100 % télétravail obligatoire dans les entreprises. Des signaux positifs pour l’immobilier de bureaux délaissé par les investisseurs depuis le début de la crise de Covid-19. En effet, avec la montée en puissance du télétravail, conséquences des mesures sanitaires mises en place depuis un an, le marché des SCPI de bureaux a perdu de son attrait, face aux secteurs de la santé et de la logistique qui ont, eux, explosé.

Le probable et attendu « retour à la normale » pourrait rebattre les cartes en faveur de l’immobilier de bureaux. Toutefois, il serait illusoire de croire que tout sera comme avant, y compris pour les bureaux. Les entreprises vont probablement tirer des leçons de cette crise sanitaire et repenser la vie au bureau. Par conséquent, une réorganisation des espaces de travail dans les entreprises est certainement à prévoir dans les mois qui viennent. On peut envisager des locaux réaménagés afin d’octroyer plus d’espace à chaque salarié et éviter l’entassement dans les open-spaces, la création d’espaces de vie plus grands (salle de restauration, salle de pause, etc.). Des solutions pour permettre aux salariés de travailler dans leurs locaux tout en respectant un minimum de mesures sanitaires. En clair, cela signifierait plus de mètres carrés par salarié et donc plus de surface nécessaire pour les entreprises. Ce scénario conduirait à une hausse de la demande en bureaux et donc à une augmentation du prix de l’immobilier tertiaire. Si cette tendance se confirme, elle est de bonne augure pour les SCPI de bureaux.

Immobilier de bureaux : des rendements convaincants

D’autres signaux indiquent que les investisseurs recherchent, malgré la crise, des placements présentant de bons rendements. L’immobilier de bureaux a, durant toute cette période mouvementée, démontré sa résilience et continue d’afficher des rendements bien au-delà de ce que proposent d’autres placements, comme les livrets A ou l’assurance-vie en fonds euros. Il semblerait donc que les investisseurs continuent de miser sur les SCPI. Selon France SCPI, après avoir atteint des niveaux exceptionnels début 2020 (2,4 milliards € au premier trimestre 2020), la collecte brute ralentit, mais reste à un niveau supérieur à la moyenne trimestrielle de 2020 (1,4 milliards €) avec 1,7 milliards €. Au premier trimestre 2021, l’essentiel de la collecte (39 %) va encore vers les SCPI de bureaux qui représentent quasiment 60 % de la capitalisation des SCPI.

Les investisseurs ne comptent donc pas délaisser le placement dans la pierre papier et encore moins l’immobilier de bureaux si rapidement, malgré les difficultés conjoncturelles. Selon un sondage Ifop, réalisé pour l’Aspim entre le 17 et 18 mars 2021, 75 % des sondés estiment qu’investir dans l’immobilier est une solution sûre et rentable pour se constituer une épargne de longue durée. Parmi ceux-ci (soit 41 % de l’échantillon), 78 % préféreraient investir dans un bien immobilier en direct contre 22 % qui opteraient pour une participation dans un fonds immobilier. Un chiffre significatif qui permettrait aux SCPI de prendre une place plus importante dans la panoplie des produits retraite. Enfin, parmi les sondés qui prévoient d’investir, 46 % seraient prêts à souscrire des produits immobiliers répartis dans toute l’Europe, cet investissement dans plusieurs pays permettant de lisser les risques et de diversifier le placement sur différents marchés. Une bonne nouvelle pour les SCPI.

La fin du 100 % télétravail, une nouvelle opportunité

Ces perspectives engageantes ne font sens que si les entreprises décident de reprendre le chemin de leurs bureaux. Une hypothèse que certains démentent. Selon eux, le télétravail instauré durant la crise sanitaire a modifié en profondeur et durablement nos manières de travailler. Il s’agit là d’une certitude. Toutefois, les entreprises françaises ne semblent pas prêtes à délaisser leurs locaux. Celles qui ont fait ce choix dès le début de l’épidémie de Covid-19 reviennent progressivement sur leur décision. En effet, de nombreuses start-ups avaient décidé, au printemps 2020, de rendre la clef de leurs locaux pour opter pour un télétravail complet pour ses salariés. Au bout d’un an, des difficultés liées à ce mode d’organisation commencent à poindre : sentiment d’isolement, communication compliquée, problèmes causés par le management à distance, etc. Les dirigeants se sont aperçus que le 100 % télétravail, s’il améliorait la productivité, pesait à terme sur le moral des équipes.

En France, un sondage de Haris Interactive pour le ministère du travail, effectué en avril 2021, soulignait que 47 % des actifs qui télétravaillaient à distance estimaient se sentir isolés et 37 % pensaient que le télétravail augmentait le stress. De la théorie à la pratique, tout converge vers un grand retour des bureaux que ce soit à temps plein ou « à la carte ». La demande en bureaux ne devrait donc pas chuter, bien au contraire. Un scénario qui s’annonce positif pour les rendements à venir des SCPI du secteur. L’avenir de l’immobilier de bureaux semble assuré. Après la pluie, le beau temps.

En résumé

  • Si, depuis un an, l’immobilier de bureaux n’a plus la cote, il pourrait revenir sur le devant de la scène. En effet, le retour des salariés dans les locaux pourrait engendrer une réorganisation des espaces de travail et donc une augmentation de la superficie nécessaire pour chaque entreprise.
  • Malgré une année chaotique, les SCPI de bureaux ont tenu le cap et présentent des rendements corrects en ce début d’année. Les investisseurs, quant à eux, ne perdent pas espoir et continuent de miser sur ce type de placement. Ils l’envisagent même comme une solution sûre pour préparer leur retraite.
  • Enfin, la fin du 100 % télétravail obligatoire, annoncée par le gouvernement, devrait dynamiser le marché de l’immobilier tertiaire. Les diverses expériences des entreprises ont démontré la nécessité d’un espace commun pour les salariés. Les SCPI de bureaux ne vont pas rester longtemps de côté.

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Olivier Burnay

Directeur région Ouest

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