Reconfinement et crédit immobilier : quelles conséquences ?

Publié le 17 Nov 2020

horloge Lecture de 2 min.

Rédigé par Julie François

Thématique : Crédit

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L’annonce d’un nouveau confinement, le 30 octobre dernier, en pleine période de vacances scolaires, a laissé peu de temps aux Français pour se préparer. Mais, côté crédit immobilier, les emprunteurs peuvent être soulagés ces nouvelles restrictions n’auront que peu d’impact sur leurs demandes en cours ou à venir. Car, cette fois-ci, les professionnels sont prêts.

Un deuxième confinement différent

Vous aviez prévu de finaliser votre projet immobilier en novembre ? Pas de panique. Le confinement, qui plonge à nouveau la France dans une activité ralentie, n’impactera pas, cette fois, vos démarches. En effet, ce second confinement se veut plus souple et permet donc aux établissements bancaires de rester ouverts et de poursuivre le traitement des dossiers.

Les courtiers et les notaires peuvent également continuer à recevoir des clients en respectant les gestes barrière. La visioconférence est également pratiquée pour ceux qui le souhaitent. Il est donc tout à fait possible de demander et obtenir un crédit, dans les temps, malgré le contexte actuel. L’objectif du gouvernement est clair : ne pas rompre la chaîne immobilière mais limiter les contacts entre les personnes.

A savoir

Bien que les différentes entités permettant à votre projet immobilier d’aboutir fonctionnent normalement, il est recommandé de prévoir, dans le compromis de vente, un délai supplémentaire pour l’octroi du crédit immobilier : visez 45 à 60 jours au lieu des 30 jours habituels.

Des banques plus souples

La situation actuelle n’est donc pas vraiment une mauvaise nouvelle pour les emprunteurs. Elle est même propice à l’octroi de crédits. Car, bien que les établissements bancaires appliquent, depuis le début de l’année, à la lettre les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), ils choisissent désormais, fin d’année oblige, d’utiliser les marges de manœuvre autorisées par les établissements. En effet, les banques sont autorisées par la HCSF à octroyer 15 % de leur crédits à des emprunteurs qui ne respectent pas les critères imposés par la haute autorité.

Si, jusqu’à présent, la plupart des établissements bancaires avait respecté scrupuleusement les consignes et fermé les robinets au détriment de certains profils d’emprunteurs, il semblerait que la volonté d’atteindre les objectifs de l’année pousse les banques à être plus clémentes. Conséquence, les volumes de crédits accordés sont à peine plus bas que ceux enregistrés l’année dernière.

-14,9 %

C’est l’évolution du volume de crédits octroyés entre juillet et septembre 2020, par rapport à la même période l’année dernière selon l’Observatoire du Crédit du logement /CSA.

Des taux en baisse

Autre facteur jouant en faveur des demandeurs de crédit : les taux d’intérêt. Au mois de novembre, et malgré le reconfinement, les taux continuent de baisser. Depuis juillet, l’écart est encore plus saisissant. Le taux moyen des prêts immobiliers a ainsi reculé de près de 7 points de base.

Ce phénomène s’explique par deux facteurs : la volonté politique de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir des taux directeurs bas malgré la crise sanitaire et économique et l’action des banques françaises. Ces dernières ont, en effet, profité de l’été pour revoir leur barème des taux afin de soutenir la demande de crédits immobiliers. Il semblerait que, malgré la grisaille générale provoquée par la situation sanitaire actuelle, quelques rayons de soleil viennent tout de même éclairer le monde du crédit immobilier pour le plus grand bonheur des emprunteurs.

En résumé

  • Les emprunteurs ne sont pas pénalisés par ce second confinement et peuvent voir leurs projets immobiliers aboutir. Les établissements bancaires, courtiers et notaires demeurent ouverts et fonctionnent normalement au mois de novembre.
  • L’approche de la fin de l’année et la volonté de soutenir la demande de crédits sont les deux causes du « fléchissement » des établissements bancaires.
  • Les taux d’intérêt continuent d’être bas ce qui favorise également les demandes de crédit.

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Julie François

Rédactrice spécialisée en gestion de patrimoine, économie, finances

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