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Placements : l’inattendue résilience des investisseurs pendant la crise de Covid-19

Publié le 29 Juin 2020

horloge Lecture de 3 min.

Rédigé par Florian Bonnefous

Thématique : Placements financiers

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L’épidémie de Coronavirus, à l’origine de la crise sanitaire mondiale, a provoqué un krach économique et financier inédit. Malgré l’effondrement des places financières, les détenteurs d’actions n’ont pas déserté. Au contraire, une étude de l’Autorité des marchés financiers revient sur le comportement des investisseurs durant la crise. Analyse d’un phénomène inattendu.

Coronavirus : les achats des particuliers multipliés par 4

Les résultats de l’étude réalisée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), en mars 2020, sont surprenants. En pleine crise sanitaire et contrairement à toute logique, les investisseurs particuliers ont acheté massivement des actions du SBF120 (indice boursier de référence sur la place de Paris). Pendant les six semaines de fortes volatilité du marché, étalées entre février et mars, les achats d’actions françaises réalisés par des particuliers ont été multipliés par 4.

Ce comportement a attiré l’attention des spécialistes. En effet, les mauvais résultats en bourse et le climat d’incertitude lié à la pandémie faisaient pencher la balance vers une désertion massive des investisseurs. Fait d’autant plus surprenant qu’il contredit également les résultats de l’année précédente. En mars 2019, la tendance était plutôt au désinvestissement : -115 millions d’euros par semaine en moyenne, soit 5,9 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année, selon les chiffres de l’AMF. En cinq semaines, du 2 mars au 3 avril 2020, 3.5 milliards d’euros ont été investis par des particuliers dans le SBF120.

580 000 particuliers

ont acheté des actions SBF120 en 6 semaines, entre le 24 février et le 3 avril 2020, selon l’étude réalisée par l’AMF.

Des investisseurs plus jeunes et plus frileux

Sur ces 580 000 investisseurs, 150 000 sont considérés comme des nouveaux venus, c’est-à-dire des clients n’ayant pas effectué de transaction en direct sur instrument financier au cours de deux années précédentes. Ces nouveaux investisseurs ont fait leur entrée sur les marchés au tout début de la crise et du confinement, entre le 9 et le 27 mars 2020. Leurs investissements ont représenté 20 % des montants investis en actions sur la période par des particuliers.

Ces nouveaux investisseurs forment, selon l’étude de l’AMF, une nouvelle catégorie d’investisseurs, au profil différent. « Ils sont beaucoup plus jeunes que les investisseurs habituels, entre 10 et 15 ans de moins en moyenne sur l’ensemble des établissements. » Autre caractéristique propre : les montants investis sont plus faibles que ceux des investisseurs historiques. Toutefois, cette différence semble être corrélée à leur classe d’âge. « Tous établissements confondus, la médiane des achats effectués par des investisseurs « historiques » a été d’environ 5 000 €, tandis que la médiane des achats effectués par les « nouveaux » investisseurs a été d’environ 2 500 €, soit 2 fois inférieure. » Conclusion, les investisseurs historiques ont, en moyenne, investi plus et sur un nombre de titres plus importants, 3,8 titres en moyenne contre 2,8 pour les nouveaux investisseurs.

Opportunistes ou investisseurs avisés ?

Cette tendance, observée par l’AMF au début de l’épidémie de Covid-19, est-elle conjoncturelle ou marque-t-elle l’émergence d’une nouvelle classe d’actionnaires ? Les résultats de l’étude semblent montrer que la part d’opportunistes parmi ces 580 000 particuliers est faible. « S’il est trop tôt pour parler d’investissement de long terme, il est notable que 90 % des positions prises à l’achat avaient été conservées à la fin des 6 semaines de crise observées, seules 10 % ayant fait l’objet d’allers-retours opportunistes ou de réallocation d’actifs. »

En revanche, si l’investisseur privilégie l’investissement à long terme, il est effectivement judicieux de profiter de la baisse générale des cours pour investir. Pendant cette période de krach boursier, des actions de grandes entreprises comme Airbus, par exemple, sont devenues accessibles aux petits investisseurs en chutant de 60 %. Mais il y a fort à parier, étant donné la position dominante sur le marché du géant de l’aéronautique, que ces actions repartent en flèche dans les années à venir. Il semblerait que ce soit le pari qu’ont fait certains pendant cette crise à l’impact mondial.

En résumé

  • Une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF), réalisée en mars 2020, durant l’épidémie de Coronavirus, montre que le comportement des investisseurs ne fut pas celui qu’on pourrait penser.
  • En 6 semaines, 580 000 particuliers ont acheté des actions SBF120, multipliant par quatre le volume d’achat par rapport à 2019.
  • L’étude brosse le portrait d’un nouveau type d’investisseur, jusqu’alors absent des marchés financiers. Il est plus jeune que l’investisseur historique et investit moins.
  • Cette étude souligne des aspects intéressants du comportement des investisseurs durant la crise, mais elle ne permet pas de tirer de conclusion sur le long terme quant aux objectifs de ces achats massifs.

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Florian Bonnefous

Ingénieur Patrimonial

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