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Immobilier : état des lieux un an après le début de la crise de Covid-19

Publié le 18 Mar 2021

horloge Lecture de 3 min.

Rédigé par Rémi Jourdren

Thématique : Patrimoine

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Il y a un an, le Covid-19 mettait à l’arrêt le marché de l’immobilier français. Après plusieurs confinements et des mesures sanitaires toujours en vigueur, l’immobilier présente une résistance que même les experts n’osaient pas envisager. Etat des lieux d’un marché toujours en proie aux turbulences causées par la situation sanitaire et économique.

Pas d’effondrement du marché

Nombreux sont les spécialistes qui prédisaient, au début de la crise, un effondrement du marché immobilier français. Au sortir du premier confinement, la chute du marché n’a pas eu lieu, bien au contraire. À l’automne 2020, le million de transactions immobilières était dépassé, soit seulement une baisse de 4 % par rapport à la même période en 2019. Si le marché de l’immobilier a, certes, connu des perturbations liées aux mesures sanitaires prises pour endiguer l’épidémie de Covid-19, l’effondrement attendu n’a jamais eu lieu.

Un an après, la pierre continue de montrer sa résilience face aux turbulences. Les acquéreurs continuent de mener à terme leurs projets immobiliers, soutenus par les taux d’intérêt bas. Selon le site Seloger.com, les délais de vente ont même rétréci. Ce phénomène s’observe dans la majorité des grandes villes de France, quel que soit le type de logement. Enfin, la demande reste supérieure à l’offre dans la majorité des villes françaises, malgré un indice de tension immobilière en baisse. En conclusion, tous les indicateurs montrent que le marché résiste à la crise.

Des marchés immobiliers indépendants

Malgré sa belle résistance, force est de constater que douze mois après le début de la crise, le marché reste encore soumis aux aléas politiques et économiques. Encore aujourd’hui, il est difficile d’anticiper les évolutions du marché. On observe, cependant, depuis quelques mois, une érosion des prix de l’immobilier dans les grandes villes et un marché plutôt stable dans les petites villes et les zones rurales. La crise liée à l’épidémie de Covid-19 a permis de déconstruire une idée reçue corrélant l’évolution nationale du marché de l’immobilier aux fluctuations du marché parisien. Les évolutions des derniers trimestres ont clairement démontré que les marchés de l’immobilier des grandes métropoles sont indépendants.

Selon certains experts, deux scénarios sont envisageables dans les prochains mois pour l’évolution du marché de l’immobilier. Première possibilité : l’économie française se redresse et les Français, encore hésitants, reprennent leurs projets immobiliers. Le marché de l’immobilier profite de cette effervescence. L’autre scénario, moins optimiste, envisage un durcissement des règles d’octroi de crédit immobilier par les banques, causé par la hausse du chômage. Cette situation pourrait venir rompre la stabilité fragile du marché et ralentir davantage l’activité. Toutefois, sur le plan économique, aucun signe ne vient confirmer cette théorie.

L’attractivité des grandes métropoles ne faiblit pas

Durant le premier confinement, la ruée des citadins vers les campagnes avait laissé entrevoir de nouvelles opportunités pour le marché de l’immobilier des zones rurales. L’exode annoncé n’a finalement pas eu lieu et les métropoles ont conservé leur pouvoir d’attractivité. Étant des centres de vie économiques, la plupart des grandes villes de France ont connu une chute des prix toute relative. Ainsi, sur un an, Rennes, Nantes, Toulouse et Strasbourg ont connu des hausses de prix. Seules Paris, Lyon et Bordeaux ont connu une chute des prix depuis le début de la pandémie.

La grande gagnante de cette période hors du commun reste la banlieue. Petites et grandes couronnes ont vu leur marché bondir depuis l’année dernière. À titre d’exemple, en un an, les prix ont augmenté de 1,7 % dans les Yvelines, 3,7 % dans l’Essonne et 3,5 % dans le Val-d’Oise. Le même constat a été réalisé en périphérie d’autres grandes métropoles françaises. La recherche d’espaces et de verdure, suite aux deux confinements, est clairement devenue une tendance auprès des acquéreurs. Ce nouveau critère a poussé les Français à sortir des centres-villes, aux prix plus élevés, pour s’installer en banlieue. Les professionnels de l’immobilier évoquent la recherche d’un double cadre de vie : les citadins veulent rester proches des villes dynamiques tout en bénéficiant des bienfaits des grands espaces. Si les centres-villes pâtissent de la crise liée à l’épidémie de Covid-19, la périphérie en sort donc renforcée. Une situation qui semble perdurer, soutenue par des taux d’intérêt à nouveau extrêmement bas.

En résumé

  • L’immobilier a démontré sa résilience pendant la crise de Covid-19.
  • Contrairement aux analyses de nombreux experts, l’effondrement des transactions immobilières n’a pas eu lieu et l’exode rural tant attendu reste un souvenir.
  • Un an après le début de la pandémie de Covid-19, l’engouement des Français pour l’immobilier ne faiblit pas. Les métropoles restent très prisées mais la quête d’espace et de nature a permis de redorer le blason des zones périphériques.

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Rémi Jourdren

Directeur région IDF

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