Comment le coronavirus impacte les marchés financiers ?

Publié le 01 Fév 2020

Rédigé par Julie François

Placements financiers

Depuis la semaine dernière, et la multiplication des cas de Coronavirus, le monde de la finance ne sait plus à quel saint se vouer. Les inquiétudes liées à la propagation du virus se sont emparées des marchés. Comment un virus peut-il influencer le cours des bourses du monde entier ?

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L’inquiétude s’empare des marchés financiers

Alors que la Chine a dévoilé son plan d’action pour faire face à l’épidémie de coronavirus, 2019-nCoV, la France s’organise également depuis l’apparition de quelques cas. La propagation n’est pas sans inquiéter le monde des affaires. Premiers touchés, les marchés financiers asiatiques. Les places de Shanghai, de Hong Kong et de Tokyo tombent au plus bas. À la veille du nouvel an chinois, l’indice CSI 300 qui rassemble les plus grandes valeurs des Bourses chinoises, avait chuté de 3,10 %. Les principales Bourses européennes connaissent également des baisses significatives depuis jeudi dernier. La Bourse de Paris a entamé la semaine avec un baisse de 2 %.

2886

C’est le nombre de cas de coronavirus recensés à l’échelle mondiale. La majorité d’entre eux se situe en Chine. Plus de 40 000 personnes ont été placées sous observation.

Parmi les valeurs les plus touchées par ce contexte de crise, on retrouve les actions des groupes du luxe et du tourisme dont la croissance repose sur le marché chinois. Face à ce climat d’incertitude, les investisseurs ont tendance à délaisser les actions à risque et préfèrent se tourner vers les valeurs sures.

L’ombre du SRAS plane sur la Bourse

Si les marchés financiers semblent naviguer à vue dernièrement, c’est qu’il est difficile de mesurer les conséquences d’une épidémie de grande ampleur sur l’économie mondiale. Faute de mieux, les experts se basent sur le cas du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), survenu en 2002-2003, pour tenter d’anticiper les effets du nouveau coronavirus. Depuis la détection du premier cas jusqu’à l’alerte lancée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les bourses avait dévissé et enregistré des pertes à deux chiffres. L’industrie du luxe et les compagnies aériennes avaient été les secteurs les plus touchés.

Estimation

Dans l’hypothèse où l’épidémie du coronavirus prenait la même ampleur que le SRAS, les économistes de Goldman Sachs estiment que la demande en pétrole pourrait chuter de 260.000 barils par jour, avec un impact sur les cours de 3 dollars.

Cependant, certaines études ont démontré que le SRAS aurait eu un impact négatif très relatif sur les marchés financiers : 1 point sur la croissance chinoise et environ 2,5 points sur celle de Hong Kong et un effet très marginal sur la zone OCDE. Toutefois, de nombreux analystes restent sceptiques quant à la comparaison. Car, en dix-sept ans, la place de la Chine dans l’économie mondiale a changé. En effet, aujourd’hui, les Chinois sont les premiers consommateurs de produits de luxe. La Chine est également le premier consommateur de matières premières et reste l’un des partenaires économiques de nombreux pays. Une donnée importante qui peut effectivement faire la différence. Autre différence importante, contrairement au SRAS, l’OMS n’a pas déclaré une situation d’urgence internationale pour l’actuel coronavirus, ce qui pourrait rassurer les marchés européens.

Source : Les Echos

Les conséquences d’une épidémie mondiale sur la finance

Jauger l’impact réel d’une pandémie sur l’économie mondiale et, par conséquent sur les marchés financiers, relève d’un exercice de haute voltige risqué. En effet, il est extrêmement compliqué d’isoler ce phénomène des autres. Le coronavirus a certainement un rôle non-négligeable dans la chute des cours boursiers, cependant, il n’est probablement pas le seul facteur. Son impact propre est difficilement mesurable. Dans le cas du SRAS, les économistes ont été confrontés aux mêmes interrogations puisque l’épidémie coïncide, à quelques mois près, avec l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en mars 2003. Lequel de ces deux événements a le plus impacté les marchés ? Difficile à dire.

Toutefois, il est possible de quantifier l’impact financier d’une telle épidémie. Une étude réalisée par de Jong-Wha Lee et Warwick McKibbin, le coût de la crise du SRAS en 2003 a été estimé à 40 milliards de dollars à l’échelle planétaire. Un document du FMI, qui se base sur l’épidémie Ebola au Libéria, indique, quant à lui, que même si l’impact sanitaire d’une épidémie est relativement limité, les conséquences économiques peuvent être rapidement amplifiées. Pour Robert Carnell, économiste en chef d’ING Asie Pacifique, « ce qui a effrayé les gens à propos du SRAS, c’est le taux de mortalité… », la réaction des populations semblent donc avoir un rôle décisif pour l’économie et le monde de la finance.

En résumé

  • La multiplication des cas de coronavirus partout dans le monde inquiète les marchés financiers.
  • Cette nouvelle épidémie rappelle le cas du SRAS qui avait fait plusieurs centaines de morts en 2003. A cette époque, les Bourses s’étaient effondrées.
  • L’impact d’une épidémie de grande ampleur sur les Bourses est difficilement mesurables mais les économistes affirment que son rôle n’est pas négligeable.

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Julie François

Rédactrice web pour plusieurs supports Selexium.com

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