Comment alléger la fiscalité de votre portefeuille d’actions ?

Publié le 17 Oct 2019

Rédigé par Julie Manière

Patrimoine

Comptes titres, PEA, assurance-vie… Il existe de nombreuses solutions pour vos placements financiers. Cependant, la création en 2018 du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax »), ainsi que l’entrée en vigueur de la loi Pacte fin mai dernier a changé la donne. Faisons le point sur les meilleures solutions pour payer moins d’impôts sur votre portefeuille d’actions.

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Retour en grâce du compte titres

Après avoir connu son heure de gloire, le compte titre a vu les particuliers lui tourner progressivement le dos et lui préférer l’assurance-vie et le PEA, Plan épargne en actions. Deux placements financiers plus avantageux d’un point de vue fiscal. Toutefois, le prélèvement forfaitaire unique, aussi appelé « flat tax », est venu redistribuer les cartes. Effectivement, désormais, le taux appliqué sur la taxation des plus-values et dividendes ne se base plus sur le barème progressif de l’impôt sur le revenu (sauf si l’investisseur le demande), mais juste sur le PFU, à savoir au taux de 30 %: 12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. Et petit bonus, une partie de la GSG, 6,8 % peut être déduite du revenu global imposable.

Une bonne nouvelle pour les investisseurs dont la tranche marginale d’imposition est supérieure à 14 %. Pour les contribuables fortement imposés, ils pourront toujours choisir le barème progressif. Cela reste possible pour les comptes titres obtenus avant le 1er janvier 2018 et permet de bénéficier d’abattements pour durée de détention dont le taux dépend du nombre d’années durant lesquelles les actions sont restées dans le portefeuille : 50 % entre 2 et 8 ans et 65 % au-delà de 8 ans. Ils pourront également profiter d’un abattement de 40 % sur les dividendes.

Les avantages du PEA

Le PEA est à la fois un produit d’épargne et un produit de défiscalisation. C’est un bon plan pour préparer sa retraite puisqu’au bout de 8 ans, il est possible de transformer le capital en rente viagère entièrement exonérée d’impôts. Cette rente n’est soumise qu’à des prélèvements sociaux. Le Plan d’épargne en actions reste donc toujours plus intéressant que les comptes titres d’un point de vue fiscal, d’autant plus qu’il a subi, lui aussi, quelques ajustement avantageux :

  • Les taux d’impositions ne sont plus majorés en cas de retrait anticipé d’un Plan d’épargne en actions.
  • En cas de retraits effectués sur un PEA de moins de 2 et 5 ans, les contribuables ne subiront plus les 22,5 % et 19 % d’IR. Désormais c’est la « flat tax » qui prime, à savoir 12,8 %.
  • Les gains réalisés après la 5e année resteront soumis aux prélèvements sociaux mais seront exonérés d’impôt sur le revenu.
  • Grâce à la loi Pacte, il est désormais possible d’effectuer des retraits avant 8 ans et de réaliser de nouveaux versements en cas de rachat partiel sans conséquence.

La nouvelle flexibilité dont bénéficie le PEA le rapproche donc de l’assurance-vie.

L’assurance-vie toujours dans la course

Après la pierre, il s’agit du placement préféré des Français. L’assurance-vie permet de faire fructifier un capital à moyen et long terme, et d’y avoir accès à tout moment en cas de besoin. Les plus-values générées par l’assurance-vie sont imposables : entre 24,7 % et 30 % selon la date des versements et de l’encours total des contrats.

La question que se posent la majorité des épargnants est « Quel avenir pour le fond euro ? ». Il faut dès lors différencier deux types d’acteurs :

  • Ceux qui avaient anticipé une hausse des taux pour 2019 et qui, de fait, ont augmenté le rendement en 2018 par apport à 2017. Ces derniers auront une forte chute de rendements pour 2019.
  • Des acteurs, tels que Primonial ou SwissLife, qui imposent l’accès à leurs meilleurs fonds euro (Primonial) via 50 % d’unités de compte ou des bonus sur leurs fonds euro suivant la part d’unités de compte dans le contrat (SwissLife). Ces derniers seront de fait moins impactés par le maintien des taux bas en 2019 et 2020 voir même dans un scénario à la japonaise.

En ce qui concerne les plus-values et les dividendes issus de versements réalisés avant le 27 septembre 2017, ce n’est plus la « flat tax » qui s’applique mais le prélèvement forfaitaire libératoire, PFL. Le taux de ce dernier varie selon l’ancienneté du contrat. En dessous de 4 ans il est fixé à 35 %, de 4 à 8 ans il est de 15 %. Plus le contribuable laissera son argent sur son compte, moins il sera taxé.

Le PEA reste donc fiscalement parlant, le placement financier le plus intéressant. Là où l’assurance-vie est plus intéressante c’est dans la fiscalité applicable lors de la transmission. En effet, cette dernière est bien plus avantageuse notamment pour les petits-enfants, neveux ou tiers.

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Julie Manière

Rédactrice

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