Mai 2021 : les taux d’intérêt repartent à la hausse

Publié le 21 Mai 2021

horloge Lecture de 2 min.

Rédigé par Aurélie Prats

Thématique : Crédit

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Alors que la France s’apprête à ouvrir les vannes du déconfinement, les banques semblent prendre la direction inverse et ferment progressivement l’accès au crédit. Le mois de mai est synonyme de hausse des taux d’intérêt. Le point sur la situation.

Changement de cap pour les taux d’intérêt

Après la légère baisse des taux d’intérêt le mois dernier, la hausse, bien que légère de ce mois-ci, apparaît donc comme un revirement de situation. Il est vrai que le mois de mai se démarque de la tendance annoncée depuis le début de l’année. Le contexte d’optimisme, relatif à la reprise (encore incertaine) de l’économie, la campagne de vaccination et l’assouplissement des mesures sanitaires, n’est peut-être pas totalement étranger à ce changement de cap. Toutefois, il ne s’agit que d’une légère hausse pour le moment. La progression enregistrée varie entre 0.05 % et 0.20 % selon les durées d’emprunt et les profils. Les experts sont unanimes : la hausse n’est pas alarmante mais elle peut faire la différence pour les emprunteurs !

Bien qu’elle soit légère, la hausse est suffisamment généralisée pour être notée par tous les courtiers en crédit immobilier. En effet, ce mois-ci, elle concerne toutes les durées d’emprunt et tous les profils. Il s’agit donc d’un réel changement de cap qui est d’autant plus notable qu’il succède à un fort recul des taux d’intérêt. Au mois de mai, il semblerait que même les meilleurs profils d’emprunteurs ne puissent pas échapper à la hausse des taux d’intérêt.

Le succès du crédit pas cher en cause ?

Si les causes de la progression des taux sont multiples, la forte demande de crédit immobilier joue un rôle important. Les taux historiquement bas et les conditions d’octroi assouplies ont créé une aubaine pour les emprunteurs. Conséquence : la demande de prêts immobilier explose. Les établissements bancaires et les courtiers en crédit ont enregistré une hausse de 20 % à 30 % du nombre de dossiers présentés sur les quatre premiers mois de 2021 par rapport à l’année dernière.

Le succès du crédit pas cher n’est pas sans conséquence sur les taux d’intérêt. Dépassés par l’afflux de dossiers, les établissements bancaires tentent de juguler le phénomène. Pour certains experts, les banques, qui ont déjà rallongé les délais de traitement des dossiers, participeraient au mouvement de hausse afin de dissuader les éventuels emprunteurs en réflexion. Elles adapteraient donc leur barème en fonction de la capacité de traitement des dossiers. Une explication d’autant plus plausible que le dernier confinement a réduit les effectifs dans certains établissements.

Les prémices d’une hausse durable ?

La hausse des taux sera-t-elle la nouvelle tendance ? Il est encore trop tôt pour parler de hausse durable des taux d’intérêt. Les prochains mois donneront aux experts davantage de données pour évaluer la durabilité du phénomène. La progression des taux au mois de mai n’est pas totalement une surprise. Elle fait suite à la remontée de l’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) au mois d’avril : – 0,17 % au 1er avril à – 0,031 % au 29 avril. Il s’agit de la référence des banques pour déterminer les taux fixes.

Si le regain d’optimisme à l’égard des perspectives européennes pourrait causer une hausse durable des taux d’intérêt, la Banque centrale européenne (BCE) ne semble pas prête à délaisser sa politique accommodante. Elle a réaffirmé, le 22 avril dernier, que « le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés ». Conclusion, rien ne sert de reporter vos projets immobiliers et de crier au loup dès à présent, il faut savoir rester attentif aux signaux.

En résumé

  • La hausse des taux d’intérêt au mois de mai est, certes, légère, mais significative d’un changement de cap puisqu’elle touche toutes les durées d’emprunt et tous les profils d’emprunteurs.
  • Cette hausse intervient après des mois de taux historiquement bas et de conditions d’octroi idéales pour les emprunteurs. Elle pourrait donc être l’effet d’une politique des banques qui vise à temporiser la demande, suite à un fort succès.
  • Pour le mois de mai, on retient une hausse notable qui, toutefois, n’est pas forcément synonyme de hausse durable. Il faudra attendre les mois prochains et observer l’évolution de l’économie mondiale pour affirmer qu’il s’agit d’une nouvelle tendance.

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Aurélie Prats

Directrice Pôle Courtage

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