Les taxes à la charge du propriétaire
Si l’accès au statut de propriétaire immobilier (60 % des Français) offre tout autant de fierté personnelle que de soulagement financier, dans la réalité il convient de ne pas occulter que cette distinction ouvre également à une certaine responsabilité fiscale. Parfois bien plus lourde qu’escomptée. Tour d’horizon des différentes taxes qui entrent en ligne de compte.
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La taxe foncière, commune à tous les propriétaires
Commune à tous les acquéreurs immobiliers détenant un bien au 1er janvier de chaque année en cours, qu’ils soient occupants de leur logement ou non, la taxe foncière fait partie des impôts locaux que les villes et villages de France collectent à l’automne afin d’alimenter les caisses et assurer ensuite leurs missions de services publics.
L’impôt foncier, estimé en fonction de la situation géographique et des caractéristiques d’un bien se scinde en deux sous-catégories précises : les propriétés bâties d’un côté et les non bâties de l’autre (terrains constructibles). Chaque division possède sa propre taxation et son mode de calcul spécifique, d’où le principe que les individus concernés reçoivent des avis d’imposition séparés et bien distincts.
À savoir !
La taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est incluse au sein de l’impôt foncier. Si le propriétaire est également bailleur, elle peut être au titre des charges récupérables exigée au locataire pour rétrocession.
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Propriétaire occupant : la taxe d’habitation
Dans la même veine que la taxe foncière, la taxe d’habitation symbolise également un impôt prélevé chaque fin d’année par les collectivités locales pour financer divers frais qu’elles honorent tels que l’entretien des infrastructures, des voiries ou des écoles. Elle est redevable par toute personne occupant un logement au 1er janvier de chaque année, qu’il soit propriétaire, locataire ou gracieusement hébergé.
Depuis la réforme engagée à partir de 2018, la taxe d’habitation sur la résidence principale a été progressivement supprimée (dégrèvements successifs puis extinction complète), et depuis 2023 elle n’est plus due sur les résidences principales. En revanche, elle demeure applicable à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), due pour un logement meublé qui n’est pas la résidence principale.
- En savoir plus sur la taxe d’habitation
Fiscalité : l’impôt sur la fortune immobilière (IFI)
Depuis 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) : l’imposition ne porte plus sur l’ensemble du patrimoine, mais uniquement sur le patrimoine immobilier (biens et droits immobiliers, y compris via certaines participations), à l’exclusion des principaux actifs mobiliers auparavant compris dans l’ISF (placements financiers, comptes, meubles, véhicules, etc.).
L’IFI concerne un foyer lorsque son patrimoine net taxable excède 1,3 million d’euros ; le calcul utilise un barème progressif dont la première tranche débute à 800 000 € (0 % jusqu’à 800 000 €, puis 0,5 %, 0,7 %, 1 %, 1,25 % et 1,5 % au-delà de 10 millions d’euros), avec un mécanisme de décote pour les patrimoines compris entre 1,3 et 1,4 million d’euros afin d’atténuer l’effet de seuil.
- En savoir plus sur le fonctionnement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Les autres frais à la charge du propriétaire
Appartement : les charges de copropriété
Lorsqu’un bien se situe dans un ensemble résidentiel comme peut l’être un appartement ou une maison mitoyenne, son acquéreur doit assumer collectivement des charges partagées entre tous les copropriétaires. Elles se divisent en deux grandes catégories :
- Les charges générales : elles concernent plusieurs postes relatifs à l’entretien, la conservation et l’administration d’un immeuble (propreté et gestion des bâtiments, des ordures ménagères, réparations diverses, taillage de haies, nettoyage de la piscine, réfection des toitures, frais d’organisation des assemblées générales, honoraires du syndic, …), et sont assumées par tous les copropriétaires en fonction de la quote-part de chaque foyer sur les parties communes (nommé techniquement tantième) appartenant à un lot de copropriété.
- Les charges spéciales : elles correspondent de leur côté à des équipements et services collectifs qui relèvent de la spécificité de chaque lot (piscine, ascenseurs, gardiennage, système de sécurité et de vidéosurveillance, antenne télévisée, chaudière, …).
- En découvrir davantage sur les charges de copropriété
Les assurances pour le propriétaire
- L’assurance multirisque habitation (MRH) : un propriétaire occupant a l’obligation d’assurer son logement uniquement si son bien immobilier est intégré à une copropriété. Il doit en effet être en capacité via la garantie responsabilité civile contenue dans un contrat de protection de pouvoir réparer financièrement tout préjudice que son habitation pourrait causer à celle de ses voisins. S’il ne vit pas au sein de son appartement ou de sa maison et qu’il est bailleur, il doit veiller à ce que son locataire respecte son obligation légale de souscrire lui-même un contrat d’assurance habitation.
- L’assurance propriétaire non-occupant (PNO) : en tant que propriétaire bailleur, vous êtes également tenu d’assurer « vos murs ». En effet, en cas de vacance de locataire ou de défaut d’assurance par exemple il est important que vous soyez indemnisé si un sinistre survient.
- L’assurance des loyers impayés (GLI) : proposée depuis quelques années par certaines compagnies, cette garantie permet à un propriétaire de se prémunir contre l’absence de paiement mensuel d’un ou plusieurs loyers. Attention à bien parcourir les conditions nécessaires à sa bonne application.
Revente : les frais de notaire et impôt sur les plus-values immobilières
Plus communément connus sous l’appellation « frais de notaire », les droits d’enregistrement interviennent lorsqu’un bien immobilier transite administrativement d’un propriétaire vers un autre. Atteignant 7 % à 8 % du montant global d’une vente transactionnelle, ils sont à assumer le jour de la signature d’un acte authentique en office notarial.
La taxe sur les plus-values immobilières entre, elle aussi, en ligne de compte lors de la revente immobilière d’une habitation (appartement, maison, chalet, …), mais uniquement lorsque ce dernier ne fait pas office de résidence principale. L’impôt intervient lorsque le logement est acheté avec une différence à la hausse de 50 000 € ou plus par rapport à son prix initial d’acquisition. À noter que pour abaisser cette taxe, il peut être astucieux de réaliser des travaux de rénovation, de réagencement ou d’agrandissement afin d’en défalquer ensuite la valeur (sous couvert de justificatifs probants) lors du calcul de la plus-value immobilière.
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