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Placements financiers : compte-titres ou PEA ?

Publié le 12 Nov 2019

horloge Lecture de 3 min.

Thématique : Actualités

Rédigé par Julie François

Au moment d'investir en bourse, mieux vaut choisir un compte-titres ordinaire (CTO) ou un plan d'épargne en actions (PEA) ? Tout dépend de votre stratégie d'investissement, car le compte-titres et le PEA sont en réalité des placements complémentaires. Explications.

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Compte-titres ou PEA : quelles différences ?

Le compte-titres ordinaire (CTO), tout comme le plan d’épargne en actions (PEA), permettent de se constituer un portefeuille de titres financiers pourtant, il s’agit de deux placements bien différents. Le compte-titres permet à son détenteur d’investir dans des valeurs immobilières sur le marché français, européen, et même à l’international avec peu de restrictions (absence de plafond, disponibilité immédiate des liquidités, aucun âge minimal requis, …).

Le PEA, lui, présente davantage de contraintes que le compte-titres, notamment sur le plan de la durée de détention. Car si le compte-titres permet d’investir aussi bien sur des supports à court terme qu’à long terme, le détenteur d’un PEA ne pourra miser que sur le long terme. En effet, il faut patienter au moins 5 ans pour profiter d’une fiscalité avantageuse. D’autres restrictions limitent les investissements sur un PEA :

  • Pour ouvrir un PEA, l’investisseur doit être majeur et ne pas être rattaché au foyer fiscal de ses parents (dans le cas contraire, l’ouverture d’un PEA jeune peut être envisagée).
  • Une personne ne peut ouvrir qu’un seul PEA alors qu’elle peut, en théorie, posséder plusieurs CTO.
  • Dans le cadre de l’ouverture d’un PEA, un premier versement est exigé contrairement au CTO où aucune somme n’est requise à l’ouverture.
  • Le PEA est soumis à un plafond de versement limité à 150 000 €. Le CTO lui n’est pas plafonné.
  • Le PEA ne permet pas d’acheter des actions sur les marchés boursiers internationaux. Il est limité à la sphère européenne.

Un niveau de risque équivalent

Que ce soit le compte-titres ordinaire ou le plan d’épargne en actions, ces placements n’offrent aucune garantie sur le capital. Le niveau de risque varie en fonction des supports sur lesquels le détenteur investit. Il est toujours plus sûr de diversifier son portefeuille que d’investir sur un seul support, dans une seule zone géographique. Le CTO donne accès à tous les titres et instruments financiers (actions, obligations, produits monétaires, fonds structurés, warrants, etc.) et à toutes les zones géographiques. Alors que le PEA est réservé aux actions d’entreprise qui ont leur siège dans l’un des 28 pays de l’Union européenne et aux SICAV et FCP investis à 75 % en titres éligibles. Mais, attention, cela ne veut pas dire que le PEA est plus risqué que le CTO. Tout dépend de la stratégie de l’investisseur.

À savoir

Les actions sont souvent plus risquées que les obligations.

Fiscalité : le PEA plus souple

Si le PEA semble être plus contraignant que le compte-titres, il offre toutefois une fiscalité plus avantageuse. Sur un CTO, les gains (dividendes et plus-values) sont imposés et soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % à chaque retombée. Dans le cadre d’un PEA, si celui a été ouvert il y a plus de cinq ans, la fiscalité est plus légère : exonération d’impôts sur le revenu. À l’origine, le PEA de plus de cinq ans était exempté de toute imposition. Aujourd’hui, les gains du PEA sont soumis aux prélèvements sociaux lors des retraits au taux en vigueur lors de la réalisation de ces gains. Pour les PEA ouverts depuis 2018, les règles ont évolué. Les gains sont taxés au dernier taux des prélèvements sociaux. Les épargnants ayant ouvert un PEA avant 2018 ont intérêt à le garder pour profiter d’une fiscalité plus souple.

La loi Pacte vient assouplir davantage le cadre fiscal en permettant des retraits partiels entre cinq et huit ans sans pour autant entraîner la fermeture du PEA.

Transmission : quelles contraintes ?

Le compte-titres présente l’avantage de pouvoir être transmis du vivant du détenteur à ses enfants, s’il le souhaite, à travers une donation. Ainsi, le détenteur comme ses héritiers ne sont pas taxés sur les plus-values. Un avantage fiscal intéressant au moment de la transmission de patrimoine.

À noter

Si la valeur du portefeuille est supérieure à 100 000 €, les héritiers n’échapperont pas aux droits de succession.

Le PEA, quant à lui, ne peut pas être transmis de cette manière. Il faut attendre le décès du titulaire pour transmettre son PEA. Au moment de la succession, le CTO et le PEA suivent encore des chemins différents. Le CTO passe dans la succession et les gains sont exonérés d’impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux. LE PEA, lui, sera clôturé et les prélèvements sociaux dus.

Julie François

Rédactrice spécialisée en gestion de patrimoine, économie, finances

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