• Accueil
  • Actualités
  • IPO : 5 conseils pour préparer son entrée en bourse en tant qu’entrepreneur

IPO : 5 conseils pour préparer son entrée en bourse en tant qu’entrepreneur

Publié le 02 Août 2021

horloge Lecture de 4 min.

Rédigé par Maxime Keroyant

Thématique : Placements financiers

Partager

S’assurer que l’entreprise est prête pour une IPO Le choix du mode de financement d’une entreprise repose sur sa nature et son fonctionnement. Effectuer une levée de fonds peut ne pas être la bonne solution pour une start-up, tout comme une entrée en bourse peut être un mauvais choix pour une autre. Avant d’engager toute

S’assurer que l’entreprise est prête pour une IPO

Le choix du mode de financement d’une entreprise repose sur sa nature et son fonctionnement. Effectuer une levée de fonds peut ne pas être la bonne solution pour une start-up, tout comme une entrée en bourse peut être un mauvais choix pour une autre. Avant d’engager toute opération, il est nécessaire pour la direction de faire le point sur la situation de l’entreprise afin de répondre à la question suivante : devons-nous faire appel au private equity ou envisager une IPO ? Chaque solution a ses forces mais également ses faiblesses :

  • S’engager dans une logique de financement par le private equity permet d’encadrer la prise de parts au sein de l’entreprise. L’inconvénient réside dans la nécessité de partager la gouvernance de l’entreprise avec des actionnaires.
  • L’entrée en bourse permet une instantanéité des liquidités avec la possibilité d’effectuer de nouvelles augmentations du capital rapidement mais fait perdre son indépendance financière à l’entreprise.

De plus, l’augmentation des liquidités à disposition n’est pas le seul avantage : l’entrée en bourse fait changer l’entreprise de statut. L’entrée en bourse peut également être utilisée dans un but commercial. En effet, l’entreprise qui entre sur un marché financier devient une société cotée. Elle perd son statut de « start-up » et peut paraître plus mature aux yeux des potentiels investisseurs. Ainsi, avant d’effectuer un choix, il convient de faire un bilan de l’état de la société : le modèle de financement est-il fiable et envisageable sur le long-terme ? De nouvelles levées de fonds ou augmentation de capital sont-elles envisagées ? L’entreprise nécessite-elle de passer à un stade supérieur ?

La nécessité d’une taille critique

De même, entrer en bourse ne peut pas être supporté par n’importe quelle entreprise. Il est nécessaire qu’elle ait atteint une taille suffisante pour faire preuve de résilience face à l’entrée au capital de nombreux investisseurs. En effet, l’IPO demande que l’entreprise soit assez attirante pour que les investisseurs apportent leurs capitaux. En d’autres termes, la société doit faire preuve de solidité. Également, l’entrée en bourse a un coût que l’entreprise doit pouvoir supporter. Les capitaux délivrés au cours du processus d’IPO sont retenus à hauteur d’environ 5 % à 10 % afin de financer l’opération.

Bien choisir sa place boursière

Envisager une IPO amène à se questionner sur la place boursière la plus adaptée à ses besoins. En effet, toutes les places boursières ne se ressemblent pas, chacune a ses particularités. Cela conduit les entrepreneurs à effectuer un arbitrage entre les bourses pour une IPO. En ce qui concerne les entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies, le choix se porte principalement sur Euronext et le Nasdaq. La première est une place boursière européenne, la seconde la place boursière américaine spécialisée dans les compagnies technologiques. Ces dernières années, sur la totalité des IPO d’entreprises françaises, seules Criteo et Talend se sont implantées sur le Nasdaq. Cette réticence à choisir la bourse américaine montre qu’un arbitrage est effectué par les entreprises et que celui-ci est à l’avantage d’Euronext. L’arbitrage de l’implantation sur une place boursière repose donc sur plusieurs facteurs notamment :

  • La localisation principale de l’activité économique de l’entreprise.
  • Le coût de l’entrée en bourse.
  • Les habitudes des investisseurs de la place boursière.

Une implication de toutes les parties

Le mode de fonctionnement d’une start-up est basé sur son caractère ultra-agile. Il s’agit d’une des principales caractéristiques d’une entreprise en plein développement : sa capacité à s’adapter très rapidement. Dès lors qu’une entreprise entreprend une entrée en bourse, il convient de structurer la société. L’IPO est donc le moment parfait pour consolider ou mettre en place des processus internes, plus rigides qu’au préalable dans le but d’adapter l’entreprise au marché boursier et à ses réglementations.

L’entrée en bourse est donc une étape où le rôle de chaque acteur est déterminant : la direction de la société, les investisseurs actuels et l’équipe en charge du projet doivent être conscients de la nécessité de s’impliquer entièrement plusieurs mois avant et après l’IPO. Au préalable, l’entrepreneur et les actionnaires doivent s’accorder sur la conservation des parts. La gouvernance de l’entreprise doit notamment être revisitée dans sa globalité car la réglementation diffère entre sociétés non cotées et sociétés cotées.

Anticiper la transparence de l’information

L’entrée en bourse a pour conséquence la mise en place de processus plus rigides dans le fonctionnement de l’entreprise. Néanmoins, elle nécessite également de repenser la communication d’informations relatives à la santé financière de la société. En effet, une société cotée en bourse est soumise à une obligation de transparence des données relatives à son activité économique et financière. Elle se doit de transmettre de manière trimestrielle certaines informations tels que : les résultats financiers, le rapport de gestion, la modification des émissions, etc.

L’entrepreneur doit anticiper le changement de relation et la manière de communiquer avec les investisseurs. De même, afin de fournir les informations nécessaires, le service financier de l’entreprise doit se réinventer et lui aussi adapter ses processus de fonctionnement. Il convient, si ce n’est pas déjà le cas, de réorganiser cette fonction avec différents pôles nécessaires au bon fonctionnement d’une société cotée : contrôle de gestion, audit, analyse financière, relation avec les investisseurs, etc.

L’IPO n’est pas une finalité

Si effectuer une entrée en bourse de sa propre entreprise est potentiellement un rêve pour tout entrepreneur, cela ne doit pas relever d’un simple objectif. L’entrée en bourse n’est pas un achèvement. Elle permet d’acquérir des liquidités pour financer le fonctionnement, de nouveaux projets et le développement de la société. L’IPO peut relever d’un coup commercial et permettre d’envoyer un message au marché. Mais l’aventure d’une entreprise ne doit pas s’arrêter à cet événement. Il est important, pour chaque acteur de l’entreprise, de préparer l’après IPO. Ainsi, la société doit rester attractive pour les potentiels investisseurs et favoriser l’échange de titres. L’entrée en bourse est le début d’une nouvelle aventure pour l’entrepreneur et sa société.

En résumé

  • Toutes les entreprises sont confrontées à la question de leur financement. Avant de choisir entre le private equity et l’introduction en Bourse, une entreprise doit faire le point sur sa situation, étudier scrupuleusement son propre fonctionnement.
  • Au-delà d’une mise à disposition instantanée de liquidités, l’IPO permet à une entreprise d’acquérir un nouveau statut. Envisager une IPO nécessite donc d’atteindre une taille critique d’entreprise.
  • Entrer en bourse n’est pas une simple formalité. Le processus nécessite une coordination totale au sein de la structure avant, pendant et après l’IPO. Il est ainsi nécessaire d’anticiper l’après-IPO.

Partager

Maxime Keroyant

Rédacteur web, spécialisé en économie, finance et gestion de patrimoine.

Découvrir cet auteur

bulle des outils

Obtenez votre bilan patrimonial

Nous vous aidons à trouver l’investissement locatif adapté à votre projet

Obtenir des conseils

Vous voulez obtenir des conseils ?

Dernières actualités

Lire l'article

Lire l'article

La Bourse n’est plus réservée aux plus âgés !

Lire l'article

Lire l'article

La notion d’abus de droit renforcée : Quelles conséquences ?

Lire l'article

Le capital-investissement, la stratégie de demain

Lire l'article

Les seniors face à la baisse du taux d’usure

Lire l'article

Finance verte : quand « rentable » rime avec « responsable »

Lire l'article

Un quatuor aux couleurs de Selexium pour courir le Marathon de Toulouse Métropole

Lire l'article

Réforme de l’ISF, « flat tax »: qui sont les gagnants et les perdants ?

Lire l'article

Découvrir toutes les actualités

Découvrez nos agences

Aix-en-Provence-Marseille

Biarritz

Bordeaux

Caen

Chambéry

Clermont-Ferrand

Dijon

Lille

Lyon

Metz

Montpellier

Nantes

Nice

Orléans

Paris

Reims

Rennes

Rouen

Strasbourg

Toulouse

Tours

Vannes

Selexium Paris

20 avenue de l'Opéra