Les 5 pièges à éviter du PER individuel

Souscrire un PER individuel (PERIN) est un choix judicieux quand il s’agit d’épargner en vue de la retraite. Toutefois, ne foncez pas les yeux fermés. Pour épargner malin, mieux vaut s’informer. Voici quelques pièges à éviter si vous détenez un PERIN

1- Ne pas viser un placement à long terme

Imaginé en prévision de la retraite du souscripteur, le plan d’épargne retraite (PER) individuel est un placement à envisager sur le long terme. En effet, le capital investi est bloqué jusqu’à la retraite de l’épargnant. Certaines situations bien précises permettent le déblocage anticipé d’un PERIN, mais elles sont peu nombreuses. Aussi quand vous souscrivez à un plan d’épargne retraite individuel, vous « immobilisez » les sommes versées pendant une durée déterminée, qui se compte généralement en années, voire en dizaines d’années. Il est important de garder cette caractéristique en tête lors de la souscription à ce type de produit d’épargne.

2- Ne pas tenir compte de sa tranche marginale d’imposition (TMI)

Si le PERIN est ouvert à tous, il est important d’adopter une stratégie d’épargne adaptée à votre tranche marginale d’imposition (TMI). La déductibilité des versements des revenus imposables est un avantage attrayant. Cependant, cette option ne convient pas nécessairement à tous les profils d’épargnant. En effet, les épargnants qui possèdent une TMI supérieure ou égale à 30 % ont intérêt à opter pour la déductibilité à l’entrée, puisqu’au moment de la retraite, leur TMI sera moins importante. Il ne faut pas oublier que l’avantage fiscal obtenu à l’entrée se transforme en différé fiscal à la sortie. Il est donc primordial d’anticiper la fréquence et les montants de vos versements en fonction de votre situation actuelle et de la situation que vous envisagez au moment de la retraite.

Par exemple, si vous bénéficiez d’une prime au moment de votre départ à la retraite, vous n’avez peut-être pas intérêt fiscalement à sortir de votre PER. En effet, ces primes seront comptabilisées pour calculer votre TMI et vous risquez d’avoir une TMI identique, voire plus élevée qu’auparavant et donc d’être plus taxé sur votre épargne.

3- Trop se focaliser sur les gains liés à la déduction d’impôt à l’entrée

Il est vrai que l’avantage fiscal offert à l’entrée par le PERIN attire de nombreux épargnants. Mais viser seulement la réduction de son impôt à l’entrée est une erreur, puisque la fiscalité s’appliquera à la sortie. Il faut donc rechercher un équilibre et ne pas oublier qu’à la déduction fiscale issue des versements s’associent des frais. En effet, le PERIN est soumis à des frais de gestion et sur les versements. Toutefois, il faut rappeler que le montant de ces frais varie d’un produit à l’autre. Certains assureurs présentent le volet « défiscalisant » du PERIN et par la suite imposent des frais élevés. Notez qu’au-delà des frais de versements et de gestion, certains supports prévoient des commissions de performance et d’arbitrage.

Vérifiez donc bien votre contrat et évaluez les frais qui peuvent parfois venir diminuer à la fois l’avantage fiscal et la rentabilité du placement. Autre conseil : n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel tel qu’un conseiller en gestion de patrimoine dans le choix de votre plan d’épargne retraite.

4- Calquer le fonctionnement de l’assurance-vie sur le PERIN

Si on compare souvent l’assurance-vie et le PER, c’est qu’ils ont des points communs, notamment la fiscalité allégée. Il s’agit pourtant de deux produits d’épargne bien différents. L’erreur de certains épargnants est de penser que le PERIN fonctionne sur le même modèle que l’assurance-vie. Or, ce n’est pas le cas. Premièrement, l’assurance-vie permet des retraits partiels (voire un retrait total) à tout moment, ce qui n’est pas le cas avec le plan d’épargne retraite individuel. L’argent versé est bloqué jusqu’à la retraite. Les modalités de sortie sont effectivement les mêmes, cependant le PERIN est pensé pour épargner pour la retraite du souscripteur. En revanche, l’assurance-vie est un placement plus flexible qui possède également de nombreux avantages en vue d’une succession. L’objectif d’épargne de chacun de ces produits est différent. Dire que le PERIN et l’assurance-vie jouent le même rôle dans la stratégie patrimoniale de l’épargnant est une erreur.

5- Ne pas épargner l’économie d’impôt

Avec le prélèvement à la source, la déduction fiscale des versements n’est pas appliquée sur le taux la première année de versement, mais prend la forme d’un remboursement en septembre de l’année suivante par l’administration fiscale. Le piège est de dépenser ce « cadeau fiscal ». Les souscripteurs d’un PERIN ont tout intérêt à réinvestir cette somme sur leur plan d’épargne retraite. En effet, cette technique permet d’augmenter le capital net obtenu in fine. Ainsi le capital fiscal net obtenu devient plus intéressant et le complément de revenus à la retraite plus important.

Questions et réponses sur le PER individuel

Quelle est la fiscalité applicable à l’entrée et à la sortie d’un PERIN ?

Le PERIN offre une fiscalité attractive. À l’entrée, les sommes versées sur votre plan épargne retraite sont déductibles de vos revenus imposables. Si vous choisissez cette option, à la sortie, selon le mode choisi (rente ou capital), les règles d’imposition appliquées diffèrent. Si, en revanche, vous n’avez pas opté pour la déductibilité des sommes versées à l’entrée, vous bénéficierez, à la sortie, d’une exonération sur les sommes versées volontairement pour une sortie en capital. Le solde sera, lui, soumis aux règles fiscales en vigueur.

Comment alimenter un PER individuel ?

Le PERIN est essentiellement alimenté par des versements volontaires. Vous pouvez, toutefois, transférer un PER d’entreprise vers un PERIN et y verser les sommes issues de l’intéressement, de l’abondement et de la participation, ainsi que les versements obligatoires effectués sur le PER d’entreprise.

Quelles sont les conditions de sortie du PERIN ?

Pour débloquer le capital de votre PER individuel, vous devez avoir atteint l’âge de la retraite. Il s’agit d’une condition nécessaire (sauf cas exceptionnels de déblocage). Vous pouvez alors décider de sortir les sommes en rente ou en capital. En rente, vous bénéficiez d’une somme régulière issue de votre épargne jusqu’à votre décès. En capital, vous obtenez le montant total accumulé de votre PER et vous l’utilisez à votre guise.

Quelles sont les différences du PERIN avec le PERCOL et le PERCAT ?

Le PERIN est un plan d’épargne retraite individuel. Il peut être souscrit par n’importe quel épargnant particulier sans condition requise. En revanche, le PERCOL et le PERCAT sont des plans d’épargne retraite d’entreprise. Il s’agit de plans proposés aux salariés d’une entreprise, ou rattachés à une certaine catégorie d’employés.

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