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Réforme des retraites 2023 : épargner jeune pour s’en sortir, la solution ?

Publié le 07 Fév 2023

horloge Lecture de 4 min.

Rédigé par Elodie Fuentes

Thématique : Actualités

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De déceptions en désillusions, les jeunes générations se détachent des belles promesses gouvernementales et prennent le taureau par les cornes pour s’assurer une retraite confortable. De plus en plus jeunes, les « générations non-non » agissent vite, et capitalisent pour la retraite dans les livrets d’épargne-retraite, faisant, notamment, le succès du PER.

L’angoisse de la réforme des retraites pousse-t-elle à épargner ?

L’exécutif a beau remuer ciel et terre pour convaincre les Français du caractère urgent de la réforme des retraites 2023, ça ne prend plus. Réformer pour protéger l’avenir du système de répartition des retraites n’est plus une option et les arguments mis en avant par le Gouvernement ne manquent pas de ressources pour justifier d’un départ à 64 ans ou encore d’un allongement des cotisations pour obtenir le taux plein. Emmanuel Macron prenait à ce sujet la parole depuis la Haye le 30 janvier dernier, en s’appuyant sur la comparaison du système des retraites des pays européens, comme la Suède, sévèrement montrée du doigt pour son système bancal, pénalisant une grande partie de la population. Alors si la France s’appuie sur les systèmes de retraite voisins défaillants pour parfaire sa réforme et écarter les mauvaises stratégies, le discours s’opacifie auprès des jeunes générations. Leur présence en masse lors de la deuxième journée de grève contre la réforme des retraites ne laisse aucun doute quant à leur réticence sur l’efficacité des nouvelles mesures pour réformer le système de répartition des retraites. 

Le chiffre clé

150 000

Jeunes étudiants manifestants le 24 janvier 2023
Selon l’Unef, syndicat étudiant

Le chiffre clé

18 000

Jeunes étudiants manifestants à Paris le 24 janvier 2023
Selon l’Unef, syndicat étudiant

Des réticences sur l’avenir de la retraite qui ne datent pas d’hier

Le sujet de la réforme des retraites sur le tapis depuis février 2020 avant son abandon à l’époque, ne manque aucune occasion de faire monter la moutarde au nez des Français, les jeunes y compris. À l’époque, 65 % d’entre eux (pour la catégorie des 18-24 ans), prônaient déjà l’importance de l’épargne-retraite pour assurer leur avenir, selon une étude réalisée par l’Ifop. Cette majorité de jeunes en faveur de l’épargne pour la retraite suit son chemin, avec 53 % des sondés pour la capitalisation en 2021 et 49 % en 2022, avant l’enclenchement du débat sur la réforme des retraites 2023.

En réalité, l’amorce de la bombe de la réforme est enclenchée depuis 2017, donnant du grain à moudre aux esprits embrumés. La virulence syndicaliste participe à faire monter la crainte des jeunes générations, gonflée, de surcroît, par une fausse croyance sur les baby-boomers qui dévoreraient tous les fonds de retraite sur leur passage. Ainsi, le facteur stress, doublé d’un paysage économique vacillant, renforceraient le fait que les jeunes souhaitent épargner pour la retraite afin de contrer les mauvais présages d’un avenir incertain. 

À quelle âge les jeunes commencent à préparer leur retraite ?

La diminution de l’âge des épargnants en prévision de la retraite est palpable, autant du côté des établissements bancaires que du côté des assureurs. Tous s’accordent à dire que les Français souscrivent des solutions d’épargne de plus en plus jeunes, en dessous de la barre des 40 ans. 

Par ailleurs, l’accès à l’information digitalisée participe grandement à ce phénomène. L’émanation des sujets d’épargne sur les blogs et les réseaux sociaux, outils largement utilisés par les jeunes générations, font évoluer les mœurs sur la prévoyance épargne. Quand la souscription des PERP Madelin ciblait majoritairement les quadragénaires et quinquagénaires il y a tout juste quelques années encore, elles voient désormais apparaître un engouement grandissant du côté des trentenaires. Un état des lieux confirmé par les données collectées sur le sujet par la Drees (Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques). Toujours selon les travaux entrepris par la Drees sur l’âge des souscripteurs aux produits d’épargne, en 2010, la tendance se faisait déjà sentir, avec 37 à 44 % des épargnants compris dans la fourchette d’âge de moins de 40 ans

C’était sans compter sur l’arrivée du Plan épargne retraite (PER) lancé sous le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, qui encourage les jeunes à se tourner vers des solutions d’épargne pour la retraite. Les conditions facilitées de la sortie du capital, notamment en cas d’achat de sa résidence principale, attirent les moins de 40 ans à se lancer dans la souscription d’un plan d’épargne-retraite, car ils y voient plusieurs intérêts, à moyens et longs termes. En dépoussiérant ses livrets d’épargne, le Gouvernement encourage la jeune génération à anticiper sa retraite et à couvrir ses arrières en cas de baisse de revenus. 

Comment les jeunes préparent-ils leur retraite de leur côté ?

Nous le disions plus haut, le PER, fort d’avantages fiscaux attrayants, parle à l’oreille des jeunes et notamment des parents, se tournant vers ce livret d’épargne pour assurer l‘avenir de leurs enfants. En effet, en offrant la possibilité de déduire les versements volontaires des revenus imposables, le PER remporte des voix du côté des jeunes actifs imposables. Alléger la note fiscale tout en capitalisant pour la retraite est une carotte alléchante pour les moins de 40 et 50 ans et indirectement pour les mineurs. La ferveur pour le PER ne désemplit pas du côté des jeunes de moins de 35 ans, déclarant à hauteur de 59 % leur volonté d’ouvrir un plan d’épargne-retraite.

Les vingtenaires sont également friands de capitalisation en vue d’appréhender la baisse de leur niveau de vie à la retraite. Nombreux sont ceux qui placent leurs billes en bourse. L’Autorité des marchés financiers sortait une étude au mois de mars 2022 appuyant le rajeunissement des investisseurs dans les marchés boursiers. 17 % d’entre eux avaient moins de 35 ans, un chiffre en nette augmentation depuis 2019, où l’on comptabilisait alors 11 % d’actionnaires dans la même tranche d’âge. Les moins de 25 ans ayant investi en bourse, sont 4 fois plus nombreux en 2022 qu’en 2019, toujours selon la même étude.

Zoom sociétal oblige, la capitalisation en vue d’une meilleure retraite concerne toutefois en priorité les jeunes en capacité d’épargner. Les mentalités semblent, pour autant, évoluer dans le sens de l’élévation des consciences à la culture financière, les Français semblant s’emparer du sujet de plus en plus tôt.

En résumé

  • Depuis 2020 et les premiers débats concernant la réforme des retraites, les jeunes ont conscience de l’importance de capitaliser de leur côté pour anticiper leur retraite.
  • Alors qu’il y a encore quelques années, la majorité des souscripteurs de produits d’épargne comme le PER avaient entre 40 et 60 ans, les trentenaires sont désormais très concernés par le sujet.
  • Les jeunes entre 25 et 35 ans n’hésitent plus à investir en bourse pour capitaliser. Les moins de 25 ans sont même 4 fois plus nombreux à investir en 2022 qu’en 2019.
  • La plupart des jeunes Français sont sensibilisés et ce, de plus en plus tôt, à toutes les notions permettant de développer leur culture financière.

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Elodie Fuentes

Rédactrice web, spécialisée en économie, finance et gestion de patrimoine

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