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Assurance-vie : quelle place pour l’épargne dans la campagne présidentielle 2022 ?

Publié le 29 Mar 2022

horloge Lecture de 3 min.

Rédigé par Elodie Fuentes

Thématique : Assurance vie

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Toujours choyée par les Français, l’assurance-vie divise les discours de la campagne présidentielle, pour laquelle certains candidats souhaitent revoir les modalités de sa fiscalité et d’autres préserver son fonctionnement actuel. Explications…

L’assurance-vie fait parler d’elle

Épargner, préparer son avenir et préserver ses proches en cas de coup dur, est un sujet quelque peu préoccupant qui perdure dans les foyers franciliens. Le contexte pesant et incertain engendré par la guerre en Ukraine contribue à faire monter la pression sur les ménages, plus que jamais attachés à la survie de leur épargne. Couronnée placement préféré des Français, l’assurance-vie se fait une place dans la présidentielle, dont le terrain de jeu est partagé par les candidats, entre maintien des modalités et réformes ciblées. Au même moment, quand les propositions sur la fiscalité des placements de l’assurance-vie font couler l’encre, les candidats eux-mêmes dévoilent leur patrimoine au grand jour, le 8 mars dernier. Présage ou faits révélateurs des ambitions des candidats à la présidentielle concernant l’assurance-vie, le média « Les Échos » nous dévoile leur constitution en détail. Quand Valérie Pécresse, Eric Zemmour ou encore Emmanuel Macron sont détenteurs de contrats en assurance-vie, à gauche, la tendance s’inverse, avec Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel ou encore Philippe Poutou, inscrits aux abonnés absents dans la famille d’épargnants.

Maintenir un régime fiscal stable

Les candidats à la présidentielle attachés aux modalités fiscales de l’assurance-vie telles qu’on les connaît aujourd’hui sont majoritaires. D’après « Les Échos », à droite, au centre et à gauche, les violons s’accordent et ne souhaitent pas réécrire l’histoire de l’assurance-vie après leur accession à la présidentielle de la République. Ainsi, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Anne Hidalgo mettent l’accent sur l’attachement des Français à ce produit d’épargne dont les rouages sont satisfaisants selon eux. La réforme de la fiscalité de l’assurance-vie est ainsi écartée des débats de ces candidats, pour qui ce serait une erreur de mettre un coup d’épée dans un système de placement auquel les Français sont si attachés.

Pour rappel, 8 ans après l’ouverture du contrat d’assurance-vie, l’épargnant dispose d’un abattement fiscal sur les plus-values réalisées allant jusqu’à 4 600 € pour un célibataire et 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. Lorsque le montant des plus-value est supérieur à cette somme, le détenteur du contrat est soumis au prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 %. Dans le cas où le retrait s’effectuerait avant la date des 8 ans, un prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % est appliqué.

Réformer pour localiser d’un côté et stopper la limite des retraits de l’autre

Deux propositions font surface dans le paysage électoral face au maintien des modalités de la fiscalité de l’assurance-vie énoncé plus haut. Toujours selon « Les Échos », le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon émet le souhait de favoriser l’épargne pour « soutenir l’économie locale », en supprimant les avantages fiscaux à l’étranger. Une volonté du candidat à la présidentielle non dissimulée de réformer la fiscalité des particuliers dans son ensemble, et notamment dans le cadre des droits de succession, un des sujets faisant grand bruit durant cette campagne 2022.

Enfin, la réforme de l’assurance-vie s’affine également dans les propositions de programme d’Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan. Les deux candidats s’accordent sur le sujet et dévoilent leur position en proposant d’abroger la loi Sapin 2 de 2016. Eric Zemmour s’entretenait alors sur le sujet avec « Les Échos », en affirmant voulant revenir sur cette loi permettant jusqu’alors au haut conseil de stabilité financière d’appliquer une restriction temporaire des rachats sur l’assurance-vie.

En résumé

  • L’assurance-vie est le placement préféré des Français et les candidats à la présidentielle s’y intéressent de près.
  • Marine Le Pen, Anne Hidalgo et Emmanuel Macron souhaitent conserver les modalités fiscales de l’assurance-vie telles qu’on les connaît aujourd’hui.
  • Jean-Luc Mélenchon propose de supprimer les avantages fiscaux à l’étranger pour soutenir l’économie locale.
  • Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan désirent abroger la loi Sapin 2 de 2016.

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Elodie Fuentes

Rédactrice web, spécialisée en économie, finance et gestion de patrimoine

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