• Accueil
  • FAQ
  • Quelles sont les différences entre FIP et FCPI ?

Quelles sont les différences entre FIP et FCPI ?

Publié le 30 Oct 2019

horloge Lecture de 4 min.

Thématique : Actualités

Rédigé par Julie François

Modifié par Maëva FLORICOURT le 23 févr. 2026

Chacun à leur manière, les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) et Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) contribuent à l’économie réelle. Selon la nature du fonds et la date de souscription, ces placements peuvent ouvrir droit, sous conditions, à un avantage fiscal. Leur fonctionnement est reconnu pour être similaire, mais alors, quelles sont leurs différences ? Quel fonds de placements est le mieux adapté à votre profil ?

Partager

Récapitulatif des FIP

Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) sont des fonds de capital-investissement (des FCPR) qui investissent principalement dans des PME. Le fonds doit respecter un quota d’investissement (notamment 70 % minimum en titres éligibles) et investir, pour sa poche proximité, dans des entreprises exerçant principalement leur activité dans une zone géographique définie par le fonds, limitée au plus à quatre régions limitrophes. La fiscalité éventuelle dépend du type de FIP, de la date de souscription et du respect des conditions (durée de conservation, quotas, etc.).

Récapitulatif des FCPI

Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) favorisent le financement du développement des entreprises innovantes non-cotées en bourse. Comprises dans les Fonds Communs de Placements à Risque (FCPR), leur souscription est possible pendant une période définie dans la documentation du fonds, puis le fonds investit et accompagne les entreprises sur une durée généralement longue (souvent plusieurs années). Les secteurs concernés peuvent être très variés, autant pour le placement de proximité que pour le placement dans l’innovation. Reste à savoir que les entreprises ciblées par les investissements en FIP sont plus limitées que ceux en FCPI.

Entreprise cibléeFIPFCPI
Chiffre d’affaires< 50 millions d’eurosaucune contrainte
Bilan< 43 millions d’eurosaucune contrainte
Nombre de salariés250 salariés maximumselon la réglementation européenne des PME
Ancienneté20 % des entreprises doivent être créées depuis moins de 8 ansinférieure à 10 ans
Répartition70 % du quota d’actif du fonds doivent être des sociétés non-cotées en bourse70 % du quota d’actif du fonds doivent être des sociétés non-cotées en bourse ayant un caractère innovant
Échelle géographique4 régions limitrophes en Union EuropéenneLes entreprises financées doivent être innovantes

La fiscalité des FIP/FCPI

La fiscalité des FIP/FCPI se comprend en deux temps : à l’entrée (réduction d’impôt éventuelle) et à la sortie (imposition des gains éventuels). Lorsque le fonds entre dans le champ de l’IR-PME, la souscription peut ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu imputée sur l’impôt dû au titre de l’année de versement.

  • FCPI : la réduction est au taux de 25 % dans les conditions prévues par l’article 199 terdecies-0 A (notamment respect des conditions du fonds et de l’investisseur). Attention à compter du 21 février 2026, le taux de 25 % est réservé aux seules souscriptions de parts de FCPI investis en titres de JEI. Les FCPI dits “classiques” ne sont donc plus éligibles à la réduction IR-PME.
  • FIP : l’avantage fiscal lié aux FIP de droit commun / métropole a été supprimé (PLF 2025). Il existe en revanche un régime spécifique au taux de 30 % pour les FIP investis en Corse

À la sortie, les gains éventuels (plus-value, distributions) relèvent du régime des revenus du capital/plus-values mobilières. Dans certains cas (notamment parts de FCPI et de certains fonds fiscaux), une exonération d’impôt sur le revenu peut s’appliquer sous conditions (durée de détention, règles propres au fonds, etc.). Lorsque les gains sont imposables, ils sont en principe soumis au PFU (avec possibilité d’opter pour le barème). Depuis le 1er janvier 2026, le PFU est indiqué à 31,4 % (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux) sur la majorité des revenus du capital. À noter que la réduction d’impôt entre dans le plafonnement global : 10 000 € au cas général (et 18 000 € si vous avez aussi certains investissements outre-mer).

Quels sont les points d’attention ?

Un investisseur partagé entre FIP et FCPI doit être attentif à plusieurs critères déterminants :

  • Le risque : quel que soit le type de fonds choisi, il faut savoir que la perte d’une partie ou de la totalité du capital est une réalité à envisager. En souscrivant à des parts de Fonds Commun de Placement dans l’Innovation ou à des parts de Fonds d’Investissement de Proximité, le risque n’est pas nul et doit être pris en compte dans votre stratégie d’investissement. Côté FCPI, le risque réside dans le type d’entreprise dans lequel vous investissez : des entreprises très jeunes à fort potentiel de croissance. Le risque est donc élevé mais le jeu en vaut parfois la chandelle car les gains peuvent aussi l’être.
  • La liquidité : les FIP comme les FCPI concernent des sociétés non-cotées en Bourse. Ces fonds ne sont donc, par définition, pas des liquidités. De ce fait, il n’existe pas de marché où échanger ses parts. La vente de titres peut donc être longue et complexe. Pour bénéficier d’un éventuel avantage fiscal, une durée de conservation minimale s’applique. Mais la durée de blocage réelle correspond le plus souvent à la durée de vie du fonds, qui peut dépasser 5 ans (souvent 6 à 10 ans, parfois plus), en fonction du rythme de cession des participations.

Quels sont les frais ?

En souscrivant à des parts de Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) ou de Fonds d’Investissement de Proximité (FIP), vous pouvez espérer un rendement relativement intéressant pour l’investisseur puisqu’en plus de défiscaliser une partie de la somme investie, il peut parfois, à terme, récupérer plus d’argent que la somme investie à l’issue de la vente des parts.

Toutefois, les frais liés à l’investissement dans des parts de FIP ou FCPI constituent un frein assez important. Et, pour cause, ils grimpent souvent assez vite et viennent parfois même grignoter la réduction d’impôt, principal argument de ces placements. Les frais d’entrée représentent en général 3 % à 5 % du montant investi. S’ajoutent ensuite les frais de gestion prélevés annuellement. Ces derniers s’élèvent à environ 3 % à 5 % de l’épargne gérée. Cette somme fait office de rémunération pour la société de gestion qui sélectionne les PME et gère le montant investi. Au bout du compte, les frais peuvent représenter entre 20 % et 40 % de l’investissement.

Si le choix entre FIP et FCPI ne se joue pas sur la fiscalité, il est toutefois important de s’y pencher, car elle joue un rôle important dans la prise de décision. Pour le reste, c’est à l’investisseur de définir si son cœur balance pour le local ou pour l’innovation.

Le cas des FIP Corse/Outre-mer

La réduction d’impôt est majorée pour les investisseurs en FIP sur l’Île de Beauté ou FIP en Outre-mer. Pour le FIP Corse, le pourcentage atteint 30 %, soit un maximum de 3 600 € pour les personnes seules, et 7 200 € pour les couples. En Outre-mer, la réduction d’impôt s’élève également à 30 %.

Julie François

Rédactrice spécialisée en gestion de patrimoine, économie, finances

Découvrir cette auteure

bulle des outils

Obtenez votre bilan patrimonial

Nous vous aidons à trouver l’investissement adapté à votre projet

Obtenir des conseils

Vous voulez obtenir des conseils ?

Découvrez nos agences

Aix-en-Provence-Marseille

Biarritz

Bordeaux

Caen

Chambéry

Clermont-Ferrand

Dijon

Lille

Lyon

Metz

Montpellier

Nantes

Nice

Orléans

Paris

Reims

Rennes

Rouen

Strasbourg

Toulouse

Tours

Vannes

Selexium Paris

9 Rue Duphot