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PER 2026 : les nouvelles règles applicables au 1er janvier
Publié le 26 Jan 2026
Lecture de 3 min.
Thématique : Actualités
Rédigé par Maëva FLORICOURT
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Le PLF 2026 passe un cap : la partie recettes est considérée comme adoptée en nouvelle lecture après l’engagement du 49.3 et le rejet des deux motions de censure déposées par des groupes d’opposition (LFI et RN). Parmi les mesures phrases de cette première partie du budget : celles concernant le PER. Concrètement, le texte retient deux ajustements : la déduction fiscale des versements effectués après 70 ans et le report des plafonds de déduction non utilisés. Sur le papier, pas de rupture : dans les faits, le PER devient plus exigeant sur le calendrier et plus intéressant pour ceux qui pilotent leurs versements sur plusieurs années.
L’essentiel
- Le PLF 2026, adopté sur sa partie recettes après l’engagement du 49.3, retient deux ajustements fiscaux sur le PER applicables au 1er janvier 2026.
- La déduction des versements s’arrête après 70 ans,
- Tandis que le report des plafonds non utilisés est étendu de 3 à 5 ans.
- Résultat : le PER devient plus exigeant sur le timing, mais plus intéressant pour ceux qui planifient leurs versements.
Les 2 changements clés sur le PER au 1er janvier 2026
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a engagé sa responsabilité sur la partie « recettes » du PLF 2026. Si la méthode interroge au regard de l’objectif affiché de redonner du poids au débat à l’Assemblée, elle entérine plusieurs paramètres fiscaux clés concernant le PER.
1/ Après 70 ans : la déduction fiscale des versements s’arrête
Le budget 2026 supprime la déduction fiscale sur les versements effectués sur un PER après les 70 ans du titulaire. Le contrat reste conservable, mais le principal avantage à l’entrée, réduire le revenu imposable grâce aux versements volontaires, s’arrête à cet âge. Cette règle change surtout le calendrier : en 2026, la valeur fiscale du PER se construit avant 70 ans. Pour les foyers imposés, le bon réflexe n’est plus d’attendre une année charnière, mais d’organiser les versements en amont, au rythme du plafond disponible et des revenus.
2/ Le plafond reportable passe de 3 à 5 ans
Deuxième changement, nettement plus favorable : le budget 2026 étend la durée de report des plafonds de déduction non utilisés. Le stock de droits se conserve désormais sur cinq ans, contre trois ans auparavant. Concrètement, cela améliore la capacité à lisser une stratégie : les années où l’on verse peu (ou pas) ne sont plus aussi pénalisantes, puisque les droits se récupèrent sur une période plus longue. Pour beaucoup de ménages, c’est un levier très pratique pour reprendre la main lors d’une année fiscalement lourde (hausse de revenus, prime, retour à l’emploi, fin d’un crédit), sans avoir à augmenter brutalement leur effort d’épargne.
À savoir
En 2026, ce ne sont pas vos versements des 5 années passées qui comptent, mais vos plafonds de déduction PER non utilisés. Grâce au report porté à 5 ans, un versement fait aujourd’hui peut être déduit en utilisant le plafond de l’année et les plafonds non consommés des 5 années précédentes, ce qui permet de déduire davantage si vous aviez peu (ou pas) versé auparavant.
La flat tax sur les intérêts de PER annoncée à 31,4 %
Plus globalement, le budget 2026 s’inscrit dans un contexte de fiscalité du capital plus exigeante sur certains produits. Il acte notamment la hausse de la flat tax sur les intérêts de PER de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026. Même si cette augmentation va peser sur le rendement net, elle invite à mettre la performance nette au centre de l’analyse des placements. En 2026, la cohérence entre durée de placement et allocation devient un facteur clé.
Les bons arbitrages pour un PER vraiment efficace en 2026
Si la réforme introduit un âge pivot, elle ouvre aussi plus d’espace de manœuvre sur les plafonds. Pour un particulier, l’approche la plus pertinente est d’abandonner une logique de versements automatiques au profit d’un PER véritablement piloté : concentrer l’effort d’épargne sur les années où la déduction a le plus d’impact et éviter les versements tardifs.
C’est également l’occasion de repositionner le PER dans une stratégie patrimoniale cohérente : un outil retraite de long terme, performant lorsqu’il s’articule avec les autres priorités financières, comme la trésorerie de précaution, l’assurance-vie ou des projets à moyen terme. Dans ce cadre, la réforme peut jouer comme un déclencheur positif : elle encourage à structurer sa stratégie, hiérarchiser ses objectifs et adopter un rythme de versements réaliste et efficace.
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Maëva FLORICOURT
RÉDACTRICE WEB, SPÉCIALISÉE EN ÉCONOMIE, FINANCE ET GESTION DE PATRIMOINE
Rédactrice web, je décrypte notre paysage économique, immobilier et patrimonial. Mon but ? Vous accompagner dans vos projets immobiliers en vous apportant toutes les informations utiles et pertinentes qui maximiseront vos chances de réussite.
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