Immobilier : quelles perspectives pour la fin de l’année ?

Publié le 10 Nov 2020

horloge Lecture de 3 min.

Rédigé par Augustin Bertucat

Thématique : Patrimoine

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Alors que le marché de l’immobilier commence tout juste à se redresser, l’annonce d’un nouveau confinement, vient rebattre les cartes et met une nouvelle fois le secteur sur pause. Mais, dans ce second round, les professionnels de l’immobilier sont mieux armés. Voici comment ils envisagent cette fin d’année marquée par la lutte contre la Covid-19.

L’impact du reconfinement

Pour l’immobilier, l’année 2020 sera marquée par des trimestres qui se suivent et se ressemblent. L’effet yo-yo, allant d’un marché en effervescence à la mise à l’arrêt, continue suite au reconfinement, annoncé le 28 octobre dernier. Le secteur, encore convalescent, avait déjà repris des couleurs, notamment l’immobilier ancien. L’écart entre l’offre et la demande s’était rétréci permettant la conclusion de nombreuses transactions. En clair, un bilan post-confinement plutôt positif qui venait déjouer les pronostics pessimistes et ouvrait la porte à une belle fin d’année.

Or, l’annonce d’un reconfinement vient à nouveau enclencher le bouton pause mettant une nouvelle fois à l’épreuve la résistance du secteur. Car, dans ce climat incertain, les ménages se laissent aller à la défiance. Les plus optimistes reportent leurs projets à l’année prochaine. Toutefois, les professionnels sont, cette fois-ci, mieux préparés à affronter ce second confinement. Visites virtuelles, rendez-vous bancaire et signature électronique pour l’acte notarié, malgré les conditions actuelles, toutes les démarches peuvent s’effectuer en visioconférence ou en présentiel. Il est donc tout à fait possible de mener à bien ses projets immobiliers.

Évolution des prix : le marché sous cloche

La véritable inconnue de cette nouvelle équation est le temps. La durée indéterminée de cette nouvelle période d’isolement déterminera son impact réel sur le marché de l’immobilier. Deux semaines, un mois ou trois, c’est ce facteur qui aura le dernier mot sur l’évolution de l’activité et des prix du marché. En effet, contrairement au mois de mars, la mise à l’arrêt n’est pas totale. Le reconfinement se veut plus souple permettant ainsi aux professionnels de la construction de maintenir les délais et respecter les dates de livraison des programmes. S’il ne s’étend pas dans le temps, le marché du neuf peut connaître encore un rebond avant la fin de l’année.

À l’instar du premier confinement, les spécialistes ont déjà commencé leurs pronostics quant à l’évolution des prix. Au 1er novembre, les prix montrent une certaine stabilité. Le mètre carré est, en moyenne, à 2 759 € en France, en hausse de 0,2 % sur un mois. L’indice de l’évolution des prix des dix plus grandes villes de France hors Paris du mois d’octobre, mesuré par Meilleurs Agents, reste identique au mois précédent. Le marché de l’immobilier semble calme, cet automne. Mais en zoomant un peu plus, il s’avère que cette stabilité est une illusion d’optique. Les prix sont en baisse à Paris, mais en hausse dans de nombreuses villes de Province, suite à une demande plus forte. Conséquence du premier confinement et du désir des Français d’espace et de nature.

Source : Les Echos

Le pouvoir cicatrisant de la propriété immobilière

La « révélation » créée par le confinement du printemps dernier a poussé de nombreux Parisiens à s’éloigner de la capitale. Certains ont mis le cap sur la province, d’autres se sont dirigés vers la grande couronne parisienne, notamment les Yvelines (78) et les Hauts-de-Seine (92). À l’échelle du territoire, le besoin de plus d’espace dans son logement se confirme et redessine la carte du marché de l’immobilier.

Le reconfinement pourrait finir de persuader les citadins encore partagés de mettre le cap sur la proche banlieue. Si, comme le prévoient certains scénarios de scientifiques, les confinements viendraient à se répéter, la demande de maisons et d’appartements spacieux avec un extérieur pourrait à nouveau décoller. Une tendance qui viendrait contrebalancer le choc causé par une mise à l’arrêt à répétition. Car choisir un logement adapté à cette période devient une véritable nécessité. Dans cette perspective, la propriété immobilière pourrait faire passer la pilule des confinements à répétition.

8 investisseurs sur 10

continuent de considérer l’immobilier comme le placement le plus attractif, selon une enquête Opinionway pour SeLoger.

Valeur-refuge est la pierre, valeur-refuge, elle restera, Covid ou pas. C’est ce qui semble se profiler d’après les derniers sondages. La situation sanitaire viendrait renforcer l’attrait des investisseurs pour l’immobilier. Selon une enquête, réalisée par Opinionway pour SeLoger, au mois de septembre, 8 investisseurs sur 10 continuent de considérer l’immobilier comme le placement le plus attractif. 75 % des investisseurs ont déjà concrétisé un projet immobilier cette année et « près de 3/4 (73 %) des investisseurs locatifs interrogés déclarent avoir confiance dans l’aboutissement de leur projet immobilier ». Plus de la moitié des interrogés estiment même que la crise peut créer des opportunités immobilières. L’avenir ne semble donc pas si sombre pour le marché de l’immobilier.

En résumé

  • L’annonce d’un nouveau confinement vient une fois de plus bouleverser la reprise du secteur de l’immobilier, pourtant en bonne voie.
  • L’impact de cette nouvelle mesure sur le marché dépendra surtout de la durée du confinement. Mais, pour cette deuxième mise à l’arrêt, les professionnels sont mieux préparés.
  • De leurs côtés, les acheteurs, bien qu’inquiets de l’avenir, ne renoncent pas vraiment à leurs projets. Ce reconfinement pourrait, à l’image du premier, déclencher de nouvelles envies d’espace chez certains Français.

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Augustin Bertucat

Conseiller en gestion de patrimoine dans la Région du Sud-Est

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