FCPI ou FIP : les bonnes questions à se poser avant de choisir

Publié le 09 Jan 2020

Rédigé par Julie François

Patrimoine

FIP et FCPI, une lettre de différence, mais un même objectif : investir dans l’économie réelle tout en réduisant ses impôts. Toutefois, ces deux types de placements ne se valent pas. Chacun d’eux a ses spécificités. Il faut donc bien se renseigner avant de choisir.

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Quelle différence entre un FCPI et un FIP ?

Les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) ou Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) donnent la possibilité d’investir dans des petites et moyennes entreprises (PME).

  • Les FIP concernent seulement les PME régionales. Ces dernières doivent compter moins de 250 salariés, déclarer un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros. Parmi les contraintes des FIP, la situation géographique de l’activité principale des PME visées ne doit pas dépasser quatre régions limitrophes de la région de l’investisseur. Côté investissement, plus de 40 % des fonds doivent être destinés à des entreprises créées depuis moins de huit ans.
  • Les FCPI, quant à elles, ne visent pas des zones géographiques, mais plutôt certains secteurs d’activité. En effet, ces fonds visent des PME innovantes, du moins pour la majorité du montant investi. Le reste est placé sur diverses solutions financières. Il s’agit donc d’un placement à risque. Une donnée à ne pas négliger au moment de vous lancer.

Quel avantage fiscal en souscrivant à des FCPI ou des FIP ?

La souscription à des parts de FCPI et de FIP permet d’obtenir une réduction d’impôt de 18 % du montant investi. L’avantage fiscal s’élève à 38 % pour le FIP Corse et le FIP Outre-mer. Autrement dit, si l’objectif est de réduire au maximum le montant de votre impôt sur le revenu (IR). Il est tout à fait possible de posséder à la fois des parts en FCPI et des parts en FIP, et donc de cumuler les avantages fiscaux. Si la fiscalité est similaire, la composition des fonds est toutefois différente. Il est donc essentiel de définir ses objectifs au moment de choisir quel placement vous correspond le mieux.

Quels sont les points d’attention ?

Un investisseur partagé entre FIP et FCPI doit être attentif à plusieurs critères déterminants :

  • Le risque : quel que soit le type de fonds choisi, il faut savoir que la perte d’une partie ou de la totalité du capital est une réalité à envisager. En souscrivant à des parts de Fonds Commun de Placement dans l’Innovation ou à des parts de Fonds d’Investissement de Proximité, le risque n’est pas nul et doit être pris en compte dans votre stratégie d’investissement. Côté FCPI, le risque réside dans le type d’entreprise dans lequel vous investissez : des entreprises très jeunes à fort potentiel de croissance. Le risque est donc élevé mais le jeu en vaut parfois la chandelle car les gains peuvent aussi l’être.
  • La liquidité : les FIP comme les FCPI concernent des sociétés non-cotées en Bourse. Ces fonds ne sont donc, par définition, pas des liquidités. De ce fait, il n’existe pas de marché où échanger ses parts. La vente de titres peut donc être longue et complexe. Sachant que pour bénéficier de l’avantage fiscal auquel ils ouvrent droit, les fonds doivent être conservés au moins 5 ans.

Quels sont les frais ?

En souscrivant à des parts de Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) ou de Fonds d’Investissement de Proximité (FIP), vous pouvez espérer un rendement relativement intéressant pour l’investisseur puisqu’en plus de défiscaliser une partie de la somme investie, il peut parfois, à terme, récupérer plus d’argent que la somme investie à l’issue de la vente des parts.

Toutefois, les frais liés à l’investissement dans des parts de FIP ou FCPI constituent un frein assez important. Et, pour cause, ils grimpent souvent assez vite et viennent parfois même grignoter la réduction d’impôt, principal argument de ces placements. Les frais d’entrée représentent en général 3 % à 5 % du montant investi. S’ajoutent ensuite les frais de gestion prélevés annuellement. Ces derniers s’élèvent à environ 3 % à 5 % de l’épargne gérée. Cette somme fait office de rémunération pour la société de gestion qui sélectionne les PME et gère le montant investi. Au bout du compte, les frais peuvent représenter entre 20 % et 40 % de l’investissement.

Si le choix entre FIP et FCPI ne se joue pas sur la fiscalité, il est toutefois important de s’y pencher, car elle joue un rôle important dans la prise de décision. Pour le reste, c’est à l’investisseur de définir si son cœur balance pour le local ou pour l’innovation.

En résumé

  • Les FIP et les FCPI sont des fonds destinés à booster l’économie réelle. Ils possèdent une fiscalité similaire, mais leur composition est très différente.
  • L’avantage fiscal est le même pour les deux. Seuls les FIP Corse et Outre-mer permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt plus importante.
  • Les frais relatifs à un investissement en FIP ou en FCPI sont similaires. Dans les deux cas, ils peuvent être très élevés. Il faut donc être particulièrement attentifs à ce détail lors de votre souscription.

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Julie François

Rédactrice web pour plusieurs supports Selexium.com

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