Crédit immobilier : des taux à 4%, faut-il acheter en 2023 ?

Publié le 09 Juin 2023

horloge Lecture de 4 min.

Rédigé par Thomas Saint-Antonin

Thématique : Actualités

Partager

La hausse des taux a considérablement freiné l’octroi des crédits immobiliers ces derniers mois. Le nombre de prêts accordés s’est effondré de 40 % au premier trimestre 2023 d’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Pour autant, l’investissement dans la pierre reste une valeur sûre pour plusieurs raisons. Explications.

Pourquoi est-il toujours intéressant d’acheter en 2023 ?

Une chose est sûre, les taux ont augmenté de plus d’un point au cours des six derniers mois. Désormais, il n’est pas rare de constater des taux à 4 % sur 25 ans, voire 20 ans sur certains barèmes bancaires. Le taux d’usure, lui, culmine à 4,68 % sur 20 ans et plus. De quoi décourager plus d’un acheteur potentiel. L’année 2022 et ses taux servis à hauteur de 1 % semble déjà bien loin. Mais attention, l’achat d’un bien immobilier présente toujours d’importants avantages. Les voici.

La mensualité de votre crédit ne peut pas augmenter

Investir dans la pierre peut d’ores et déjà vous permettre d’augmenter votre pouvoir d’achat à terme. Cette démarche apparaît toujours comme plus intéressante que la location. Si vous êtes locataire et que le bail le prévoit, votre loyer est soumis à une révision, chaque année, selon l’évolution annuelle de l’indice de référence des loyers (IRL). La hausse est plafonnée à 3,5 %. Autrement dit, un loyer de 1 000 € peut augmenter à hauteur de 1 035 € dès la première année. En revanche, la mensualité d’un crédit reste la même pendant toute sa durée, à la seule condition que ce dernier soit souscrit à taux fixe. Le crédit l’emporte sur le loyer.

Aussi, sachez que l’achat immobilier permet d’amortir du capital. Lors du remboursement d’un crédit, votre mensualité est composée de deux parties : les intérêts et le capital (qui sera récupéré au moment de la revente). Malgré des taux élevés pouvant dépasser les 4 %, rassurez-vous, une partie importante de la mensualité est toujours dédiée au remboursement du capital. De facto, en cas de revente quelques années plus tard, le crédit sera amorti. Un nouveau point en faveur du crédit immobilier.

Des conditions d’accès au crédit plus avantageuses ?

Elle fait partie des mesures émanant du Conseil national de la refondation. L’actualisation, chaque mois, du taux d’usure et non plus chaque trimestre, sera prolongée jusqu’à la fin de l’année 2024. Une nouveauté censée favoriser le déblocage du marché du crédit. Aussi, le taux maximum d’endettement – aujourd’hui fixé à 35 % – pourrait prochainement être assoupli par Bercy. En cause, l’extrême difficulté des ménages modestes à emprunter.

Le chiffre clé

9 %

Taux d’emprunt moyen au début des années 1990

Les conditions d’un crédit immobilier ne sont donc pas gravées dans le marbre. En atteste la possibilité pour tout un chacun de renégocier son crédit et de tenter de faire baisser ses mensualités. Une opération rentable à partir d’un point d’écart (soit un taux autour de 3 %), notamment sur un prêt longue durée. Pour rappel, au début des années 1990, les taux de crédit avoisinaient les 10 %. De quoi mettre en perspective la conjoncture actuelle et les taux servis.

L’achat immobilier permet d’assurer ses vieux jours

Retraite, assurance vie… Devenir propriétaire de sa résidence principale, tout en ayant terminé de rembourser son crédit, permet de compenser la baisse de revenus une fois la retraite venue. Pour aller plus loin, un investissement locatif avec un crédit déjà remboursé réalisé avant l’âge légal de départ à la retraite peut également constituer un complément à la pension de retraite.

« Être propriétaire apporte une réelle protection et permet également la transmission d’un patrimoine. En outre, c’est aussi la meilleure assurance vieillesse, grâce à des produits comme le prêt viager hypothécaire : la valeur du patrimoine peut être utilisée pour obtenir une somme permettant l’aménagement du domicile en cas de dépendance, le paiement d’une personne à domicile ou d’une maison de retraite. »

Julie Bachet, Directrice générale de Vousfinancer.com

L’achat immobilier permet aussi d’assurer ses arrières en cas d’invalidité temporaire de travail. Si vous souscrivez un crédit immobilier, vous serez obligé de signer un contrat d’assurance emprunteur vous couvrant face à un accident ou une maladie entraînant un arrêt de travail. Une assurance emprunteur qui, depuis le 1er septembre 2022 et la parution du deuxième volet de la loi Lemoine, permet à tous les assurés de faire jouer la concurrence et de trouver un contrat plus avantageux chez un autre organisme.

Cette fameuse assurance emprunteur prendra donc en charge la totalité, ou une partie, de la mensualité si un arrêt de travail intervient. Une manœuvre totalement impossible avec un loyer. À titre d’exemple, si vous perdez votre emploi en tant que locataire, le loyer est entièrement dû. L’assurance de prêt présente un autre intérêt non négligeable : la transmission du patrimoine aux enfants sans avoir à payer les mensualités à la banque, voire, à vendre le bien pour la rembourser si les deux parents viennent à décéder.

En résumé

  • Les taux immobiliers atteignent désormais 4 % sur 25 ans ;
  • La mensualité d’un crédit ne bouge pas, à l’inverse d’un loyer qui peut être révisé ;
  • Le crédit immobilier peut être renégocié à la baisse pour réduire le montant des mensualités ;
  • L’assurance emprunteur permet de transmettre du patrimoine à ses enfants.

À lire également sur le crédit immobilier

Partager

Thomas Saint-Antonin

Rédacteur web, spécialisé en économie et gestion de patrimoine.

Découvrir cet auteur

bulle des outils

Obtenir son bilan patrimonial gratuit

Les conseillers en gestion de patrimoine Selexium vous aident à trouver l’investissement locatif adapté à votre projet.

Obtenir des conseils

Vous voulez obtenir des conseils ?

Dernières actualités

Crise du Logement : le rapport d’une mission d’information sénatoriale appelle une action forte et rapide de la part du gouvernement

Lire l'article

Déclaration d’impôt 2024 : le succès de l’application mobile de la DGFiP

Lire l'article

Crédit immobilier : cette proposition de loi pourrait bien relancer le marché immobilier

Lire l'article

Ne pas déclarer son impôt sur le revenu : quels risques ?

Lire l'article

Crédit immobilier : la BCE est prête à baisser ses taux dès le mois de juin

Lire l'article

Crise du logement : le nouveau projet de loi présenté au Conseil des ministres vendredi dernier

Lire l'article

Découvrir toutes les actualités

Découvrez nos agences

Aix-en-Provence-Marseille

Biarritz

Bordeaux

Caen

Chambéry

Clermont-Ferrand

Dijon

Lille

Lyon

Metz

Montpellier

Nantes

Nice

Orléans

Paris

Reims

Rennes

Rouen

Strasbourg

Toulouse

Tours

Vannes

Selexium Paris

9 Rue Duphot