Sommaire
- Qu’est-ce que le PERP ?
- Comment fonctionne le PERP ?
- Les différents types de PERP ?
- Quelle fiscalité pour le PERP en 2026 ?
versements déductibles
des revenusAucun plafond
de dépôtUn revenu complémentaire
pour la retraite assuré
Le nouveau PER
Depuis le 1er octobre 2019, vous pouvez souscrire au nouveau Plan Épargne Retraite qui vient se substituer au PERP afin de vous assurer un complément de revenus pour la retraite. Plus simple, plus souple et surtout plus adapté à l’évolution de chacun, il vous offres de plus amples possibilités de placement. En savoir plus sur le nouveau PER.
Qu’est-ce que le PERP ?
Le Plan d’Epargne Retraite Populaire, autrement connu sous le nom de PERP, a vu le jour en 2003. Produit d’épargne assez proche de l’assurance-vie, il permettait à son souscripteur de réaliser des versements sur plusieurs années, dans le but de toucher une rente mensuelle à compter de son départ en retraite. Dans la même idée que la rente-viagère, les sommes versées l’étaient par la suite jusqu’au décès du souscripteur. Au-delà du complément de retraite que l’on s’assurait de toucher jusqu’à la fin de sa vie grâce au PERP, ce placement financier permettait également à son souscripteur de bénéficier d’avantages fiscaux intéressants. Les sommes d’argent versées sur le PERP peuvaient effectivement être déduites des revenus imposés. Une véritable aubaine, notamment pour les contribuables les plus aisés. En effet, plus votre tranche d’imposition était haute, plus l’avantage fiscal était important.
À savoir
Depuis le 1er octobre 2020, il n’est plus possible d’ouvrir un PERP. Les PERP déjà souscrits avant cette date peuvent être conservés et continuer à être alimentés selon les conditions du contrat. Le PERP a été remplacé par le Plan d’Épargne Retraite (PER), vers lequel un PERP peut être transféré.
Comment fonctionne le PERP ?
Destiné à créer des compléments de revenus une fois l’âge de la retraite atteint, le PERP s’adressait aux épargnants majeurs, peu importe leur situation professionnelle. Avant 18 ans, il n’était donc pas possible d’ouvrir ce type de contrat, mais attention, passé 65 ans, les établissements financiers étaient également peu enclins à commercialiser un PERP. Il était cependant tout à fait possible d’en ouvrir plusieurs entre ses 18 et ses 65 ans.
- Les frais d’entrée tout d’abord, étaient à régler au moment de chaque versement, et ce, durant toute la durée du contrat.
- Les frais de gestion ensuite, qui étaient à régler chaque année et qui étaient calculés sur la somme globale du capital déjà investi.
- Et enfin les frais d’arrérage, prélevés lors de chaque versement de la rente, au moment de la retraite.
Versements
Concernant les versements, le PERP présentait une certaine liberté d’action. Il n’était régi par aucune obligation de versement annuelle, ni d’ailleurs aucun montant minimum. Cependant, il était nécessaire de choisir dès le départ la façon dont les versements étaient réalisés. Soit de manière totalement libre, soit en suivant une programmation prédéfinie. Pour ce qui était des versements libres, comme leur nom l’indique, ils pouvaient être effectués n’importe quand durant toute la durée du contrat. À l’inverse, les versements programmés devaient être honorés en suivant un calendrier précis défini dès le départ, et en respectant les montants choisis dès l’ouverture du contrat du PERP. Le souscripteur du PERP pouvait cependant demander à ce que la fréquence des versements, ainsi que leur montant, soient modifiés en cours de contrat.
Déblocage
À partir du moment où le contrat du PERP était souscrit, jusqu’au départ en retraite du bénéficiaire (où l’arrivée aux 62 ans, âge légal de départ à la retraite), il n’était pas possible pour celui-ci de récupérer son capital. Mais certains cas particuliers ont bien évidemment été envisagés pour permettre au souscripteur de débloquer son capital de manière anticipée :
- L’arrivée à échéance des droits à l’allocation chômage ;
- La fin d’activité non salariée sur jugement de liquidation judiciaire ;
- L’invalidité du souscripteur ;
- Le décès du conjoint ou du partenaire de PACS ;
- Le surendettement ;
- Le montant du PERP inférieur à 2 000 €.
Dans le cas où l’encours du PERP était en dessous des 2 000 €, le souscripteur pouvait effectivement demander à ce que le montant soit débloqué. Certaines conditions devaient cependant être respectées. À savoir que le PERP devait avoir été ouvert il y a au moins 4 ans pour un contrat dont les versements étaient programmés, ou qu’aucun nouveau versement n’avait été effectué depuis 4 ans dans le cas d’un PERP à versement libre. Enfin, le souscripteur devait justifier de revenus en dessous du montant fixé pour le dégrèvement de la taxe d’habitation. Enfin, si le souscripteur venait malheureusement à décéder, le capital du PERP pouvait être versé comme une rente viagère soit à l’époux ou à l’épouse du défunt, soit au bénéficiaire qui avait été désigné directement dans le contrat du PERP, ou encore sous la forme d’une rente éducative aux enfants mineurs du défunt. Peu importe le motif exceptionnel invoqué, la demande de déblocage de l’encours du PERP devait se faire par courrier recommandé, envoyé à l’organisme auprès duquel le contrat a été souscrit. Il n’y avait que dans le cas du surendettement ou le souscripteur ne pouvait pas faire cette demande directement, mais attendre que le président de la commission de surendettement s’en charge.
- En savoir plus sur le déblocage du PERP
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Les différents types de PERP ?
Il en existait plusieurs types de contrat PERP, présentant plus ou moins de risques pour le souscripteur.
Le contrat de PERP en euros
Plus sûr de tous les types de contrats, il ne présentait pour ainsi dire aucun risque. Le capital versé sur le PERP ne pouvait en aucun cas diminuer. La contrepartie était que son rendement n’était pas très élevé, mais il était tout de même chaque année d’environ 3.5 %.
Le PERP à gestion sécurisée
Il présentait un peu plus de risques. En effet, une partie du capital était versée sur un fond sécurisé comme le PERP en euros, mais la seconde partie était versée sur un ou divers supports boursiers. Le rendement pouvait ainsi être bien plus important, mais pour autant cet investissement était plus risqué puisque les versements déposés sur les supports boursiers pouvaient à tout moment être perdus. Dans ce cas précis, la part de capital affectée au fond sécurisé en euros tendait à devenir de plus en plus importante en se rapprochant de l’âge de la retraite. Les risques diminuaient donc plus la durée du contrat avance.
Le contrat de PERP en gestion libre
Le contrat de PERP le plus risqué était certainement celui en gestion libre. Le souscripteur du contrat versait son capital sur différents supports financiers, sans aucune garantie de la conserver sur le long terme. Il pouvait bien évidemment choisir de modifier la répartition de son capital durant toutes les années de souscription au PERP, mais ces modifications étaient facturées à chaque fois par les établissements bancaires. Il ne s’agissaitt donc pas d’un contrat que l’on choisissait à la légère.
Réalisez votre bilan patrimonial
Quelle fiscalité pour le PERP en 2026 ?
Un des intérêts supplémentaires du PERP, outre le fait de se créer un revenu complémentaire pour préparer sa retraite, était de pouvoir bénéficier d’une fiscalité avantageuse. Le PERP n’est toutefois plus commercialisé depuis le 1er octobre 2020. En revanche, si vous détenez déjà un PERP, vous pouvez encore l’alimenter et le conserver, ou transférer l’épargne vers un PER.
Transfert d’un PERP vers un PER
Pour transférer l’épargne vers un PER, il faut en faire la demande à l’organisme gestionnaire. Après votre demande, le gestionnaire ouvre un PER et y transfère l’épargne du PERP (attention : le transfert peut générer des frais).
Fiscalité des versements (pendant la phase d’épargne)
Vous pouvez déduire de vos revenus imposables d’une année les sommes versées sur votre PERP au cours de cette même année, dans la limite d’un plafond. La déduction est plafonnée à 10 % des revenus professionnels 2025 (nets de cotisations sociales et de frais professionnels), avec une déduction maximale de 37 680 € ou à 4 710 € si ce montant est plus élevé. À noter qu’à partir de 70 ans, vous ne pouvez plus bénéficier de la déduction de vos cotisations.
À savoir
Si vous n’utilisez pas tout votre plafond, vous pouvez le reporter sur les 3 années suivantes.
Fiscalité à la sortie (retraite)
Lorsque le contrat permet une sortie avec une part en capital (ou lorsqu’un capital est versé), le capital est, en principe, imposé au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Vous pouvez toutefois opter pour un prélèvement libératoire de 7,5 % uniquement si le capital est versé en une seule fois et si le PERP a été alimenté uniquement par des versements déductibles du revenu imposable. Dans ce cas, lorsque l’option à 7,5 % est applicable, le prélèvement est calculé sur un montant de capital diminué d’un abattement de 10 %.
- Autre placement financier pour financer sa retraite : La loi Madelin


