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Dirigeants d’entreprise : comment investissent-ils leur argent en 2021 ?

Publié le 06 Août 2021

horloge Lecture de 3 min.

Rédigé par Rémi Jourdren

Thématique : Dirigeants d'entreprise

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La crise sanitaire et économique a bouleversé les habitudes d’investissement. Les dirigeants d’entreprise et entrepreneurs, par leurs investissements personnels et les activités de leurs entreprises, jouent un rôle décisif sur l’économie. Au sortir de l’épidémie de Covid-19, quelles sont les tendances et stratégies d’investissements des dirigeants les plus influents ? Éléments de réponse.

Les actions ont toujours la cote

Puissants moteurs de croissance économique, les chefs d’entreprises influencent l’économie par leurs stratégies d’investissement. Le contexte exceptionnel de 2020 et 2021 a largement contribué à modifier les comportements des investisseurs, créant ainsi de nouvelles dynamiques. BNP Paribas Wealth Management, en partenariat avec AON, a publié sa nouvelle édition de l’étude « Global Entrepreneur & Family Report », dédiée aux évolutions des comportements et des choix d’investissement de 16 000 entrepreneurs et familles fortunées à travers le monde. Ce travail permet de tirer les tendances pour 2021 en matière d’investissement et de mesurer l’impact de la crise sanitaire sur les prises de décision.

Malgré la volatilité boursière causée par l’épidémie de Covid-19, les actions restent l’investissement n°1 des dirigeants et entrepreneurs. Elles représentent 19 % des investissements en Europe. Toutefois, les habitudes d’investissement diffèrent entre certaines zones géographiques. En Europe, les chefs d’entreprise allouent seulement 16 % de leurs fonds à leurs sociétés personnelles, alors qu’en Asie, les investisseurs y dédient 29 % et seulement 16 % de leurs fonds sont placés en Bourse. Si cette tendance se maintient depuis plusieurs années, il est tout de même intéressant de noter que les investisseurs ont, dans un premier temps, au début de la crise, constitué des réserves de liquidités avant d’investir à nouveau sur les marchés. La prudence a donc été le maître-mot des plus fortunés durant cette période unique.

Le private equity et l’immobilier gagnent du terrain

Les liquidités accumulées pendant la crise sanitaire ont été réinvesties dans deux principaux produits : le capital-investissement (private equity) et l’immobilier. En effet, selon l’étude, à l’échelle mondiale, un investisseur interrogé sur trois a, pendant la crise, renforcé ses participations dans des fonds de capital-investissement (35 %) ou dans des transactions directes de capital-investissement (34 %). Ces arbitrages ont été mis en place dans l’optique de diversifier les investissements réalisés suite à une accumulation de liquidités. Au premier trimestre 2021, selon l’étude, un entrepreneur sur quatre déclarait détenir « plus de liquidités que nécessaire ». Le choix du private equity s’explique par la nécessité, dans une période d’incertitude comme la pandémie, de réduire les risques face à la volatilité des marchés financiers.

Autre changement notable dans les comportements d’investissement des dirigeants, l’intérêt croissant pour le crédit. En effet, la stabilité des taux d’intérêt, malgré la crise, a suscité un engouement des plus fortunés pour l’emprunt. Ainsi, plus de la moitié des répondants se dit plus ouverte au crédit qu’avant la crise sanitaire. Les investisseurs perçoivent désormais les avantages du crédit pour stimuler la performance de leur portefeuille. L’étude souligne que cette tendance est surtout présente aux Etats-Unis et en Europe, territoires où les taux d’intérêt sont historiquement bas depuis plusieurs mois. L’intérêt pour le crédit permet donc aux investisseurs de se tourner vers des produits plus performants, avec des tickets d’entrée plus élevés mais aussi plus sûrs comme l’immobilier.

Une réorientation des stratégies d’investissement se dessine

La crise sanitaire a donc clairement impacté les comportements d’investissement des plus fortunés. Ils ont, durant cette période, recherché davantage la sécurité sans pour autant renoncer complètement à la performance. L’étude de BNP Paribas Wealth Management et AON met en lumière un changement d’aspiration et de besoin de cette clientèle particulière. Toutefois, les arbitrages restent difficiles dans ce contexte d’incertitude. De ce fait, la tendance qui se dessine pourrait s’estomper rapidement si la situation venait à changer. Cependant, le choix de la diversification des actifs pourrait bien perdurer puisque cette stratégie permet de diminuer les risques.

Certains secteurs semblent, également, attirer davantage les investissements et pourraient s’imposer comme la tendance dans le monde de la finance. Parmi les thèmes récurrents dans les choix d’investissement post-Covid, on trouve les nouvelles technologies à destination des entreprises et les énergies renouvelables. Les placements responsables gagnent du terrain et deviennent un incontournable des portefeuille des dirigeants d’entreprise, notamment chez les jeunes générations.

En résumé

  • Pour la septième année, BNP Paribas Wealth Management et AON publient leur étude sur les comportements et les choix d’investissement des dirigeants. L’occasion de mesurer l’impact du Covid-19 sur les arbitrages d’investisseurs chevronnés.
  • La volatilité des marchés financiers et l’accumulation de liquidités ont contribué au succès du private equity. Les investisseurs s’intéressent également aux investissements immobiliers, notamment grâce aux taux d’intérêt qui restent très bas.
  • Plus généralement, on assiste à une diversification des choix d’investissement. Une stratégie gagnante dans une période d’incertitude économique.

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Rémi Jourdren

Directeur région IDF

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